Les filles bleues de l’été

fillesbleuesMikella Nicol, 2014, Québec, Cheval d’aout Éditeur, 128 pages.

Clara et Chloé sont amies depuis leur enfance. C’est au chalet qu’elles ont passé leurs plus beaux moments, à rire sur la balançoire, à se baigner dans le lac ou à se promener dans la forêt. Maintenant dans la vingtaine, elles cherchent à guérir du mal que leur donnent la ville et sa superficialité. Chloé, qui était au bout du rouleau, a été enfermée dans un hôpital où elle a pu tenter de guérir ce mal. Ou du moins d’échapper à ses causes. C’est l’initiative de Clara de l’emmener au chalet de leur enfance qui la guérira le plus. C’est en forêt qu’elle retrouvera ses forces. Pourtant, les deux filles, aussi près l’une de l’autre soient-elles, finiront par se nuire en entretenant leur nostalgie de l’été et leur peine.

Les filles bleues de l’été est un roman très poétique. La plume de Mikella Nicol est imagée et laisse place à une douceur incroyable. Pourtant, ses mots sont empreints de vérité et d’émotions qui semblent indescriptibles. L’auteure sait exprimer ce qui est pris au beau milieu de notre gorge, ce qui nous empêche de respirer. Bien que très courte, l’œuvre est complète. L’évolution psychologique des deux protagonistes est présente.

Ce qui est beau dans ce roman, mais qui est aussi déroutant, c’est la force de l’amitié entre Clara et Chloé. C’est cette amitié qui les aidera à tenir debout, mais qui en même temps les fera couler.

Cette œuvre est venue me chercher au plus profond. Elle est tombée entre mes mains dans une période où je n’étais peut-être pas à mon meilleur. La douleur que vivent les deux protagonistes m’a semblé si près. Tu sais, quand tu as l’impression que l’auteur a écrit ce que toi tu aurais cherché à dire? Voilà ce que m’a fait vivre Les filles bleues de l’été.

« Durant ma retraite de folie, j’avais suivi leur histoire, au bout du fil, entre deux séances où on me forçait à expliquer ce qui ne s’explique pas : ces maux dont les racines sont dans la tête, des racines terreuses qui remplacent les idées. » (Les filles bleues de l’été, p.17-18)

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