L’orphéon Quinze minutes

Patrick Sénécal, VLB éditeur, 2013, 178 pages

Conte allégorique

OrphéonJean Hetier travaille sous le pseudonyme de Johnny Net. Son boulot consiste à rendre les gens populaires sur Internet grâce à des concepts vidéo superficiels. Ceux qui viennent quêter son aide espèrent voir leur popularité grimper en flèche. Cependant, cette popularité est bien souvent éphémère. Mais, Johnny Net vit très bien dans cette compagnie même s’il est incapable d’avouer la vérité à sa mère. Un jour, un client non-annoncé confie une mission spéciale à Johnny. Il doit créer une vidéo pour l’Intelligence (le client lui-même) afin de lui redonner ses lettres de noblesse. Réussira-t-il sa mission ou tombera-t-il dans des pièges? L’Orphéon est une série de livres écrits par cinq auteurs différents. Chaque histoire se passe sur un étage différent d’un immeuble, soit l’Orphéon. Les autres livres sont écrits par Stéphane Dompierre, Geneviève Jannelle, Roxanne Bouchard et Véronique Marcotte.

            Ce conte allégorique vient nous rappeler ce qu’est l’intelligence et de quelle manière elle souffre derrière les vidéos un peu bêtes qu’on peut parfois retrouver sur Internet. L’image est très intéressante. À travers le personnage principal, on voit le point de vue de la société, l’instantanéité et le décrochage mental que les internautes recherchent. Grâce à Intel, on comprend les lacunes de cette vision bête et superficielle qui parcourt les médias et les sites tels que Youtube. Quel est l’intérêt de cette popularité éphémère et sans fondement que cherche la population à travers ces vidéos Jackass?

            Je suis tombée sur ce roman par hasard en fouillant dans les rangées de romans québécois. Je ne m’attendais pas à trouver un roman de Sénécal ailleurs que dans les sections « roman policiers » ou « science-fiction ». Quand j’aime un auteur, je m’intéresse à tout ce qu’il fait. Je n’ai donc pu m’empêcher de me procurer ce bijou que j’ai lu, je l’avoue, en une journée. Avec ce roman, l’auteur sort de sa zone de confort. Il n’est plus question ici de le lier à ses histoires d’horreur. C’est une histoire passepartout qui se lit très rapidement par un public de toute sorte. Toutefois, il reste dans l’écriture de l’auteur quelques passages érotiques, mais rien d’aussi vulgaire que ses autres œuvres.

 

« Je veux que la technologie soit aussi à mon service. Si l’Internet sert la bêtise, il devrait pouvoir en faire tout autant avec l’intelligence. » (L’Orphéon, Quinze minutes, p.15)

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