Paysage aux néons

Simon Boulerice, Leméac, Montréal, 2015, 108 pages

paysageauxneonsLéon Renaud ne peut plus s’entrainer chez lui depuis qu’il a cassé le vélo stationnaire de sa mère. S’il veut continuer de pédaler, il doit s’inscrire au gym. C’est avec un recueil de poésie différent dans les mains à chaque séance qu’il fait son entrainement quotidien après avoir dessiné les petits du service de garde. Il fera la rencontre de Marky Mark, le genre d’homme beaucoup trop musclé qui aime regarder saillir ses veines dans le miroir et de Félindra, la toutoune un peu contradictoire qui s’entraine avec une canette de Coke diète dans les mains.

J’ai dévoré le roman en une soirée. Les personnages sont clichés et m’ont bien fait rire. L’histoire est très légère et ne demande aucun effort de concentration particulier. Tout au long de ma lecture, j’avais l’impression de suivre Léon entre le gymnase du service de garde et le Nautilus. Me suis-je reconnue en Léon? Non. Mais j’avais l’impression d’être son amie et de vivre sa petite routine avec lui.

Ce qui m’a plu dans le roman est la singularité de sa présentation. On n’y retrouve pas que du texte. Les citations poétiques, les dessins et les extraits de la fiche d’entrainement du narrateur nous plongent encore plus dans sa routine.

jeannemoreauJe vous conseille avec beaucoup d’enthousiasme Paysage aux néons, mais aussi Jeanne Moreau a le sourire à l’envers. Ce dernier a été publié avant et on y retrouve le personnage de Léon un peu plus jeune. Dans ce récit, c’est la relation épistolaire entre Léon et Léonie qui est à l’avant. On retrouve tout de même une critique subtile de l’importance qu’on accorde à l’apparence, comme dans Paysage aux néons, notamment à travers le personnage de Carl (son meilleur ami beau et musclé) et de l’anorexie d’un personnage x (à vous de le lire pour découvrir l’identité de ce personnage! )

« Le lendemain, quand je suis passé à la biblio avant le gym, j’ai pigé au hasard, sur le rayon des recueils de poésie québécoise, Les nouveaux poètes d’Amérique de Robbert Fortin. J’ai souri en regardant le prénom du poète. J’ai cru à une faute de frappe. On avait dû s’endormir sur la lettre b et appuyer trop longtemps. Puis je me suis dit qu’un poète pouvait bien se permettre ce genre de liberté fofolle, comme de doubler une lettre de son prénom, sans que ça en influence la prononciation. » (Paysage aux néons, p.21)

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