Jane, le renard et moi

Fanny Britt et Isabelle Arsenault, Éditions La Pastèque, Montréal, 2012, 101 pages.

Tout ce qu’entend Hélène, ce sont les critiques faites par rapport à sa personne et son apparence. Rejetée par les autres élèves, elle s’abandonne dans la lecture de Jane Eyre de Charlotte Brontë. Un récit qui la captive et qui guide sa façon de voir le monde. Comme la vie de Jane, est-ce que la vie d’Hélène finira mal? Ou, au contraire, il y aura une lueur au bout du tunnel?

DSCN0573[1]Cet album magnifiquement illustré rapporte une triste réalité : celle de l’intimidation. Sans toutefois mettre tout l’accent sur le rejet et les insultes, on comprend, à travers le parallèle fait avec Jane Eyre, que la vie connait ses hauts et ses bas, et qu’un rejet peut être passager. Ces références au roman de Charlotte Brontë m’ont plu, mais j’aurais pu les apprécier davantage en connaissant cette histoire. Elles ajoutent une petite touche culturelle à l’album et m’ont sans aucun doute donné envie de découvrir ce roman classique.

J’avoue cependant m’être sentie quelquefois à l’écart de certaines références culturelles. Il m’était difficile de comprendre où et quand se déroulait le récit. Je me doute grâce à quelques indices comme la robe à crinoline ou les framboises à un sous que le récit ne se déroule pas aujourd’hui, mais certaines autres références (dont celle aux « compilations rétro de Time Life ») m’ont laissée sur ma faim, puisqu’il m’était impossible de me faire une image et de comprendre le gag. Ai-je été pour autant rebutée par l’album? Non, parce que la morale qu’on en tire est positive et la beauté des mots et des illustrations lui redonnent tout son charme.

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« L’hiver s’étire comme un invité sans manières. Attendre l’autobus sur la rue Sherbrooke aujourd’hui, c’est comme attendre la mort. Ou en tous cas, j’imagine. Anne-Julie ne prend plus l’autobus avec moi. Ni Sarah, ni Chloé. Je prends l’autobus seule depuis un bon bout déjà. Bien avant HÉLÈNE PÈSE TROIS CENT SEIZE. Et juste après NE PARLEZ PAS À HÉLÈNE, ELLE N’A PLUS D’AMIES. » (Jane, le renard et moi, p.15)

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