Azura La légende des pierres

Marie-Frédérique Poirier, Éditions Luzerne rousse, Montréal, 2017, 298 pages.

Avec la mort de son grand-père, Azura se voit confier la mission de ramener l’ordre dans le monde parallèle et de rendre la société d’Azurie plus démocratique. Étant la fille de la déesse, Azura est LA personne toute désignée pour retrouver les pierres qui lui permettront de dévoiler au grand jour le secret que les dirigeants actuels désirent le plus profondément garder. La jeune fille, qui n’a jamais mis les pieds dans le monde parallèle, recevra l’aide de Frédérik, un jeune garçon de ce monde fantastique.

Je ne suis pas une grande lectrice de littérature fantastique. C’est par contre un monde qui me fascine. Après avoir lu Les ailes d’Alexanne d’Anne Robillard, j’ai longtemps rêvé d’un monde où existeraient les fées. J’ai beaucoup aimé le monde parallèle où se retrouvent toutes ces créatures mythiques. L’arrivée de Frédérik sur la Terre ainsi que celle d’Azura dans le monde parallèle est un des aspects du roman que j’ai préféré. Les personnages, totalement inconnus au monde contraire du leur, sont totalement dépaysés. Leurs réactions ajoutent une petite touche d’humour à l’histoire.

« Oui, les créatures des contes que je te lisais quand tu étais enfant existent réellement. Sous la semelle de tes chaussures, elles vivent et respirent. La magie aussi existe. Autrement, qu’est-ce qui aurait créé la Terre et peaufiné cette merveille afin que chaque détail serve à quelque chose? » (Azura, p.21)

J’ai apprécié le roman en général. Il permet de traiter de démocratie de manière claire et très imagée. C’est parfait pour les jeunes lecteurs qui ne comprennent pas tout à fait le principe. Par contre, j’ai quelques déceptions par rapport à l’histoire. La quête d’Azura, qui était de trouver les pierres d’azur, était à mon avis un peu trop laissée de côté. Les indices n’ont pas été assez exploités et présentés au lecteur. J’avais l’impression qu’une partie de la quête se déroulait sans nous.  Le fait que la résolution se fasse rapidement, sans réflexion ou presque, m’a laissée sur ma faim. J’aurais aimé sentir que je faisais partie de l’équipe Azura-Frédérik moi aussi.

Mon autre déception est par rapport à la fin du roman. J’ai eu l’impression que le dénouement venait déconstruire tout ce qui avait été réalisé dans l’histoire. Bien que ça ait probablement été le but, ç’a eu un effet négatif sur ma lecture.

Malgré tout, ce n’est pas un roman que je déconseille. Je le proposerai certainement à mes élèves et je ne le cacherai pas derrière d’autres livres. C’est une belle histoire et l’idée est très intéressante.

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« J’imagine que j’pourrai pas envoyer un message sur Facebook à Mit… ou écrire un statut : « Je suis présentement coincée dans l’appartement d’un sorcier qui a tué mon grand-père et qui me tient présentement prisonnière. #laviedunedemidéesse. » » (Azura, p.109)

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