Bien roulée

Annie Lambert, Éditions de Mortagne, Montréal, 2017, 290 pages.

Rosaline est styliste. Elle occupe un emploi qui lui permet de voyager et de magasiner autant qu’elle en a envie. Malheureuse en amour depuis la nuit des temps, elle rencontre finalement un beau policier qui semble la trouver de son gout même si elle a un surplus de poids. Celui-ci lui enlève beaucoup de confiance en elle et lui empêche parfois de profiter de sa nouvelle relation. Aux côtés de sa nouvelle amie, qui est une grande vedette, elle tentera de profiter un peu plus de la vie.

En lisant le résumé de ce roman, je m’attendais à une histoire de fille ronde, mais confiante, qui passerait enfin outre les stéréotypes de la société et l’image unique de beauté. J’ai été très déçue de constater que ce n’était pas le cas. Rosaline, la protagoniste et narratrice, n’a pas confiance en elle. Je l’ai davantage trouvée pessimiste et plaignarde. Avec la couverture colorée et la maladresse du personnage, le roman s’annonçait comme un moment de détente où rires seraient au rendez-vous. Malheureusement, je n’ai rien vécu de tel. J’avais même parfois l’impression que le livre servait de défouloir.

« De toute façon, je n’ai jamais compris le concept du pourboire. Je trouve qu’il est anormal de laisser de l’argent de plus pour un service qu’on paye déjà. Par exemple, la coiffeuse. Pourquoi faut-il que je laisse dix pour cent de ce que ça me coûte? C’est son travail, on la paye pour cela » (Bien roulée, p.10-11).

J’ai également été dérangée par les stéréotypes véhiculés dans le roman. On ne sortait pas des sentiers battus, on n’allait pas contre vents et marrées pour défendre une opinion nouvelle. Je pense notamment au cliché de la belle femme mince. J’ai réellement éprouvé un malaise, car j’avais l’impression qu’on acceptait cette idée. Je tiens tout de même à préciser que la fin nous mène vers une vision plus positive. Toutefois, cela est arrivé beaucoup trop tard à mon avis, et ce fut trop bref. La fin ne réussit malheureusement pas à sauver le roman pour moi.

« Quand on vend un maillot de bain, on vend aussi du rêve. Les femmes ne rêvent pas de rondeurs et de la trentaine, elles veulent des corps à couper le souffle et la jeunesse. […] Qui veut avoir l’air d’une matante ronde? Personne. » (Bien roulée, p.133)

Outre le pessimisme de la protagoniste, le roman est léger. Une chicklit qui se lit très rapidement, sans se casser la tête. Une petite histoire d’amour et d’amitié qui saura sans doute plaire à ceux et celles qui cherchent une lecture simple. Même si j’ai trouvé la maladresse de Rosaline exagérée et irréaliste, elle ajoute une petite touche d’humour au tout.

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