Lire, écrire, lire, écrire…

Récemment, j’ai recommencé à écrire de la fiction. J’ai toujours aimé prendre le temps de retrouver ma bulle et d’imaginer la réalité d’un personnage qui me sort complètement de ma zone de confort ou d’un personnage chez lequel je retrouve quelques ressemblances.

La lecture et l’écriture ont ces pouvoirs bien spéciaux d’entrer dans la tête de quelqu’un d’autre et de vivre des expériences qu’on ne vivrait peut-être jamais. Quand on écrit, on a la possibilité, en plus, de faire vivre à nos personnages ce que l’on veut. Nous sommes les mains qui guident la marionnette. C’est le plaisir d’avoir le choix, autant pour le futur que pour la réécriture du passé.

Je ne sais pas ce qui, précisément, m’a redonné envie d’écrire de la fiction. C’est une passion que je développais beaucoup il y a sept-huit ans, mais j’avais arrêté lors de mon entrée à l’université. Le temps? L’inspiration? Je ne saurais pointer ce qui a ouvert la brèche à une si longue pause. Je caressais souvent l’idée de recommencer, mais j’avais peur.

Se lancer dans l’écriture d’un roman, ça donne le vertige. On ne sait pas quel sera le dénouement ni le temps que la chute prendra. Est-ce que j’aurai l’impression de flotter à la même hauteur pendant d’interminables minutes? Est-ce que j’arriverai près du sol avec mon instinct de survie qui me rappelle que j’ai oublié mon parachute? Est-ce que, lorsque je tomberai, je réaliserai que je ne suis pas du tout arrivée à l’endroit prévu? Y aura-t-il quelqu’un pour m’accueillir à la situation finale? Quelqu’un pour m’accompagner dans la suite? Y aura-t-il même une suite ou ce sera le dernier saut dans le vide?

Je crois que mes dernières années plongée le nez dans une foule de livres complètement différents m’a donné la petite poussée qu’il me manquait pour me lancer dans le vide. J’ai toujours été grandement inspirée par ce que je lisais. Je me rappelle notamment avoir été conquise par la plume sarcastique et directe de Frédéric Beigbeder, qui m’a grandement inspirée pour l’écriture de mon roman Si seulement…

Travaillant maintenant avec des adolescents, j’ai eu envie de me lancer dans l’écriture d’un roman jeunesse. Dans un monde idéal, il ferait partie de la collection Tabou. Dans le monde réel, je suis consciente des difficultés d’être édité. Donc j’écris pour le plaisir parce que ça me fait du bien. Revenir de l’école, lâcher la correction un peu et retrouver mon personnage, qui fait maintenant partie de mon quotidien. J’ai écrit environ 1 000 mots par jour dans la dernière semaine et j’en suis plutôt fière.

Peut-être qu’après avoir terminé le roman sur lequel je travaille actuellement j’arrêterai d’écrire et tomberai dans une phase lecture-lecture-lecture. Ou peut-être que j’écrirai autre chose, qu’un roman pour adultes m’aura inspirée à écrire pour une clientèle différente. Une chose est sûre : éditée ou pas, je publierai mon roman afin de garder, dans ma bibliothèque, les traces de mon cheminement en écriture. Parce que j’aime ça, et ça me rend vivante.

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