Le refuge

Marie-France Zerolo, éditions Courtes et longues, 2023, 171 pages.

Note : 2 sur 5.

Sans comprendre pourquoi, Chloé et Marie se réveillent à l’hôpital, des policiers à leur chevet pour les interroger. S’inquiétant l’une pour l’autre, ce dont elles se souviennent, c’est la randonnée qu’elle faisait avec le groupe spirituel.

Je suis toujours curieuse de voir ce que nous réservent les romans pour la jeunesse qui se déroulent dans l’univers sectaire. Ici, avec la quatrième de couverture, je m’attendais soit à une enquête, soit à un roman psychologique haletant. Malheureusement, ce ne fut rien de tout ça.

« Heureusement, c’est la pause de midi. On va pouvoir « manger », spirituellement bien sûr. On ouvre nos sacs : pas de bruits de fourchettes, ni de papier froissé, pas de bruits de boîtes en plastique ou de pain qu’on coupe. Non, juste le bruit des pages du Livre. »

Tout d’abord, on ne se situe pas dans l’enquête. Certes, il y a la présence des policiers au début, du court interrogatoire, mais sans plus. On sait que quelque chose se trame, on se doute que la randonnée a mal fini, mais il n’y a aucune enquête à proprement parler. On pourrait s’attendre à de l’action, mais ce n’est pas le cas. La narration en alternance entre Chloé et Marie nous fait plus vivre le monologue sur la foi de cette deuxième protagoniste, ce qui m’a semblé plutôt ennuyant.

De plus, quand les personnages de Chloé et de Marie se rencontrent, on se rend bien vite compte qu’elles ne sont pas là pour les mêmes raisons. Leur personnalité (et leur quête) très à l’opposé ne fait que rendre la fin encore plus évidente. L’évolution psychologique de ces personnages très clichés n’a rien d’intrigant ou d’intéressant. Oui, elles vont s’obstiner, tenter de faire valoir leur point, mais l’une n’est pas difficile à convaincre. On est dans le récit psychologique plutôt flat.

Bref, ce n’est pas un roman que j’ai particulièrement apprécié. Il n’y a ni enquête, ni action, ni évolution psychologique intéressante.

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