Ce qui disparait

Marie-Andrée Arsenault et Gabrielle St-Germain, éditions Québec Amérique, 2024, 240 pages.

Note : 4.5 sur 5.

Les services d’urgence reçoivent un appel d’un élève du Collège Sainte-Anne, qui dit être poursuivi à l’intérieur des murs du collège. Le temps d’arriver sur les lieux, l’équipe d’enquête doit se rendre à l’évidence : Tristan a disparu.

Il faut dire que mes attentes étaient hautes quand j’ai commencé ce roman. Les commentaires que j’ai lus sur celui-ci sont tous hyper positifs, me laissant présager une lecture vraiment haletante et accessible. Est-ce que ça a été le cas? Oui!

Tout d’abord, on sent que le roman a été écrit par des enseignantes qui connaissent bien leur public, mais qui maitrisent aussi les règles du récit policier. On se retrouve ici dans une enquête bien ficelée qui ne comprend pas trop de personnages, juste assez de rebondissements et qui, surtout, est réaliste! Même si les jeunes ont envie de faire leur enquête, la présence de l’enquêtrice Sayah rend le tout beaucoup plus crédible. Il est d’ailleurs très intéressant de suivre le déroulement de son investigation, autant dans les interrogatoires que dans la recherche d’indices.

Ensuite, j’ai beaucoup apprécié l’enquête qui mêlait habilement un meurtre du passé s’étant déroulé au même endroit et la disparition de Tristan. Même s’il nous est assez rapidement mentionné qu’il pourrait y avoir un lien entre les deux, je n’ai personnellement pas réussi à deviner lequel ce serait.

L’histoire, en plus de nous garder en haleine, est bien écrite. Le vocabulaire est accessible sans pour autant être trop facile et le style se démarque grâce à certaines fins de chapitres rédigées sous forme de strophe. J’ai eu un petit faible pour ces dernières. Aussi, l’utilisation de l’écriture inclusive rend le livre au gout du jour.

« C’est bien connu.

Les disparu.e.s

ne sont jamais bien loin

de là où on les a vu.e.s

pour la dernière fois. »

(Ce qui disparait, p.77)

Bref, il s’agit, je crois, d’un excellent récit policier qui plaira assurément aux ados, qu’iels soient de grand.es ou de petit.es lecteurices!

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