Les péchés ordinaires

Hugo Meunier, éditions Stanké, 2024, 413 pages.

Note : 4.5 sur 5.

Dans ce recueil ayant pour thème les péchés capitaux, Hugo Meunier présente sept nouvelles différentes, chacune orientée autour d’un des péchés.

Comme j’ai aimé ce livre! Le cynisme de l’auteur m’a beaucoup fait penser à Frédéric Beigbeder, auteur entre autres de 99 francs et de L’amour dure trois ans, deux romans que j’ai adorés. Hugo Meunier ne va pas dans la dentelle en utilisant l’actualité qui fait jaser pour s’en inspirer dans ses nouvelles, autant dans les personnages (je pense notamment à Vivi Bordel, dans la septième nouvelle, qui rappelle Hélène Boudreau, la fille de l’UQAM) que dans leurs propos (je pense ici à Luc, critiquant la société woke qui l’empêche de faire son travail de policier comme avant). Certes, les réflexions m’ont parfois fait grincer des dents, mais c’est confrontant tellement l’auteur joue habilement sur la ligne de nos valeurs.

« Des influenceurs qui mentent, qui profitent, qui abusent, qui font même fortune au détriment des gens vulnérables. Ce sont des profs, des ouvriers, des médecins, des parents, des bénévoles, des infirmières et autres qui font avancer la société. Pas nous [les influenceurs]. Jamais nous. Nous sommes un virus passager, une décoration, une diversion, un bâton dans la roue de l’évolution. Nous sommes des profiteurs professionnels. » (p.405-406)

Bien que les nouvelles soient parfois un peu longues (notamment celle sur la paresse, qui comprenait quelques longueurs), l’auteur parvient à créer des chutes intéressantes qui nous font parfois nous remettre en question, exactement ce qui me plait avec le genre de la nouvelle!

En plus du filon des péchés capitaux, les nouvelles ont toutes un autre point en commun avec les personnages. La toute dernière histoire, intitulée « Épilogue pascal » vient clore l’ensemble du livre en beauté.

Bref, j’ai tout aimé de ce livre et je ne peux que vous le recommander chaudement!

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