Chroniques de Molochville

Collectif, éditions les Malins, 2023, 212 pages.

Note : 4.5 sur 5.

Dans ces collectifs regroupant des textes horrifiques de Patrick Isabelle, Véronique Drouin, Jocelyn Boisvert et Sandra Dussault, chaque histoire se déroule à Molochville, une banlieue où les phénomènes inexpliqués font partie du quotidien.

Le côté terrifiant de ce livre se retrouve autant dans les récits proposés par les quatre auteurices, déjà habitué.es de manipuler la plume cauchemardesque, que dans le visuel du livre (première de couverture, image caractéristique accompagnant le titre de chaque histoire). L’épouvante est bien présente dans chacun des textes, ne convenant pas aux âmes plus sensibles (quoique la dernière histoire, écrite par Sandra Dussault, est un peu plus accessible).

Chaque histoire a sa particularité, son univers personnel avec ses personnages et son penchant vers la terreur, rendant tous les textes différents. Dans le premier livre, alors que Patrick Isabelle joue avec la peur des déguisements, l’attaque par des créatures sans visage, Véronique Drouin se rapproche un peu plus de la science-fiction et de Stranger Things. Jocelyn Boisvert, quant à lui, nous plonge dans la psychologie avec des personnages aux prises avec des hallucinations. Sandra Dussault, de son côté, nous offre une histoire où se mêlent la peur du lieu désaffecté et la psychopathie.

Parmi les quatre histoires, c’est celle de Jocelyn Boisvert que j’ai préférée. J’aime qu’on joue avec les perceptions, que celles-ci viennent susciter la peur et l’inconfort. J’ai aussi grandement apprécié la fin à laquelle je ne m’attendais pas!

« Au cours de la période, je remarque des détails saugrenus, hautement improbables. À la dernière seconde, j’aperçois une coquerelle qui file sous une armoire de rangement. Pendant que l’enseignante écrit au tableau, un truc se met à bouger dans ses longs cheveux foncés, quelque chose qui ressemble à la queue d’un rat. » (Les chroniques de Molochville, p.128)

Le deuxième livre, publié en 2024, saura ravir tout autant les amateurices d’horreur. Les auteurices nous plongent dans des univers différents, mais prenant toujours place à Molochville.

Bref, il s’agit d’une excellente lecture! Et je vois déjà mes élèves se l’arracher!


D’ailleurs, je partage avec vous cette idée de Sophielit pour que plus d’élèves puissent en profiter. Je verrais très bien cela en « série-classe »!

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