The Getaway

Lamar Giles, éditions Albin Michel, 2024, 474 pages.
Jay, Zeke, Connie et leur famille habitent à Karloff Country, un lieu idyllique à l’abri de toutes les catastrophes du monde. En échange de leur logement sécurisé, ils doivent travailler au parc d’attraction et assurer le bonheur de toutes les personnes riches qui passent. Utopique? Peut-être, mais pas pour eux…
Ne vous laissez pas avoir par le titre en anglais. C’est bien un roman traduit. C’est la mode dans le jeune adulte européen!
Jasons d’abord de la première de couverture. Personnellement, je m’attendais vraiment à plonger dans un roman d’horreur, un livre qui me ferait frissonner. Ce n’est pas le cas. C’est très violent par moments, mais on comprend que l’illustration a une autre signification. Cela dit, j’ai tout de même grandement apprécié le roman! On nous plonge dans une histoire où la joie est la clé de la satisfaction. Est-ce que les gens qui travaillent ressentent toujours cette joie? Oh que non! Surtout quand le monde autour de Karloff Country s’écroule.
Ce que j’ai particulièrement aimé, c’est que le roman illustre parfaitement comment l’utopie des uns est la dystopie des autres. C’est peut-être bien beau Karloff Country pour les personnes riches et blanches, mais c’est une autre histoire pour les gens pauvres et de couleur. De plus, alors que l’histoire prend place dans le futur, on a la drôle d’impression de revenir dans le passé avec un esclavage à peine camouflé.
Bref, même s’il ne s’agissait finalement pas d’un roman qui fait peur, ce que vivent les personnages principaux a de quoi nous faire lever les poils sur les bras!