Hanter Villeray

Gabrielle Caron, éditions Stanké, 2024, 270 pages.

Note : 3.5 sur 5.

Maude est morte. Elle le sait parce qu’elle est un fantôme. Cependant, elle ne sait pas comment elle est morte ni comment vivre une vie de fantôme. C’est en rencontrant d’autres spectres qu’elle apprivoisera sa nouvelle vie.

Je dois admettre avoir été quelque peu déçue par ce roman. D’abord parce que la conclusion de la quatrième de couverture (et le titre lui-même) laissent supposer que la protagoniste hantera Villeray, et que ce n’est finalement pas le cas, ensuite parce que le roman est très contemplatif.

En effet, on se retrouve ici dans une histoire où il ne se passe finalement pas grand-chose. Certes, cela nous laisse comprendre qu’être un fantôme n’est pas si excitant, mais ça a aussi rendu ma lecture longue par moment. Après les 100 premières pages, j’avais envie d’abandonner! La prémisse du fantôme qui ne savait pas pourquoi il était mort et l’idée d’hanter un lieu m’intéressaient beaucoup, mais les premiers chapitres ne semblaient pas vouloir m’y mener, notamment parce qu’on reste longtemps dans l’appartement de la défunte protagoniste.

L’histoire demeure émouvante par moments. Il est inhabituel de suivre un fantôme qui est témoin du deuil de son entourage. La fin l’est tout autant, venant boucler ce récit rempli de questionnements.

« Je suis morte. Et mon amie est en deuil. Moi aussi, j’ai de la peine d’être morte. Mais je n’ai pas de peine comme ça. Je me mets à sa place, l’imaginant morte, loin de moi, inaccessible pour toujours. Ma poitrine se compresse, pleine de tristesse. J’aimerais la prendre dans mes bras. Lui dire que je suis encore là, que ce n’est pas si pire, qu’on va se retrouver après. » (Hanter Villeray, p.33)

Bref, la lecture de ce livre a peut-être été une déception vu ses réflexions sur la vie qui prenaient, selon moi, trop de place, mais ça reste une histoire avec une certaine singularité.

Laisser un commentaire