L’été de la colère

Elizabeth Lemay, éditions Boréal, 2024, 163 pages.

Note : 4 sur 5.

Quand elle croit avoir été violée, Elizabeth est portée par des réflexions féministes sur notre société inégalitaire. Dans un récit fragmenté, l’autrice partage avec nous son histoire d’amour avec J et toute la colère qui pulse en elle.

Au départ, je m’attendais à un récit plus linéaire. C’est toutefois un ensemble de réflexions qui porte ce livre dans lequel l’autrice fait référence à de nombreuses femmes féministes. Ce que nous partage Elizabeth, c’est sa colère en tant que femme dans ce monde encore trop inégalitaire.

« Monica Lewinsky. Britney Spears. Anna Nicole Smith. Demi Moore. Marilyn Monroe. Courtney Love. Au nom du divertissement des foules, on ne cesse de vider les femmes de leur âme pour en fabriquer des événements. Toujours la même humiliation. La même moquerie. La même haine. » (L’été de la colère, p.47)

J’ai corné plusieurs coins de pages et ai abondé dans le même sens que plusieurs des réflexions d’Elizabeth. ll m’arrive aussi de ressentir sa colère, de me fâcher face à ces inégalités peut-être moins grandes qu’avant, mais toujours présentes. Avec la situation aux États-Unis, je crains pour les acquis des femmes!

Cela dit, il y a aussi des passages auxquels j’ai moins adhéré. C’est une guerre contre les hommes que semble mener l’autrice, qui avoue d’ailleurs elle-même qu’elle croit plus ou moins les hommes qui se disent féministes. Suis-je peut-être trop idéaliste, mais je crois que c’est une guerre AVEC les hommes qu’il nous faut mener. Ils peuvent être nos alliés, pas juste nos ennemis.

Ça reste tout de même une lecture franchement intéressante que je recommande (à lire avec un surligneur… ou des post-it!).

1 Comments on “L’été de la colère”

  1. Coucou ! Je ne connais pas cette autrice, mais le sujet ne peut que me toucher. On a besoin des hommes pour en finir avec le patriarcat, mathématiquement, mais on n’est pas obligées de les aimer et de leur servir de bonniche non plus^^ Il faudrait qu’ils prennent conscience que eux aussi seraient plus heureux s’ils étaient éduqués dans la bienveillance, le respect de l’autre, l’expression des sentiments…

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