Au bord de l’errance

Valérie Fontaine, éditions Leméac, collection jeunesse, 2024, 175 pages.

Note : 4 sur 5.

Déjà, la vie de Will n’est pas des plus aisées. Quand sa mère reçoit une lettre de leur propriétaire qui leur annonce un déménagement obligatoire, tout prend le bord. Avec le maigre revenu de sa mère Julia, pas facile de trouver un nouveau chez-soi dans cette crise du logement.

J’ai beaucoup aimé ce roman, notamment vu sa thématique peu abordée. On parle souvent de la crise du logement au Québec, mais rares sont les livres qui abordent le sujet, surtout en jeunesse! Ici, c’est à travers les yeux de Julia, mère monoparentale de deux enfants, et de William, adolescent près de la fin de son secondaire, qu’on découvre cet enjeu important.

J’ai apprécié les deux personnages qui ne correspondaient pas au stéréotype de la famille moins fortunée. Les autres personnages sont très secondaires. Certes, quelques-uns les aideront, mais chacun me semblait presque figurant tellement leur apport est moindre ou leur présence peu fréquente dans l’histoire.

« Sa maudite phrase me tournait dans la tête à l’infini.

« Trois cents portes. »

Pas trois cents locataires.

Pas trois cents humains.

Trois cents portes. Frettes. Sans âme.

Des maudites portes qui se ferment dans notre face pour toutes sortes de raisons niaiseuses. » (Au bord de l’errance, p.102)

Bien que l’histoire soit magnifique, qu’il y ait une importance intéressante attachée à la musique (cela ferait d’ailleurs une belle lecture en parallèle à Carreauté kid dans la même collection), je me demande à quel point le fait d’avoir une narratrice mère de famille intéressera un lectorat adolescent.

Bref, c’est une lecture que l’adulte en moi a complètement adorée! Est-ce un titre qui devrait être dans une collection jeunesse? C’est là où je me questionne.

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