Le dernier mot

Maude Nepveu-Villeneuve, éditions de la Bagnole, 2024, 232 pages.
Avec la retraite de l’enseignant responsable du journal étudiant, celui-ci prévoit fermer ses portes à la fin de l’année scolaire. C’est une catastrophe pour Héloïse, Raina et Mathys. Le trio fera tout pour trouver un moyen de garder Le dernier mot. En parallèle à cet objectif, Héloïse se voit intriguée lorsqu’elle découvre des messages dans des livres à la bibliothèque. Messages qui la mènent à découvrir de nouvelles œuvres et une nouvelle personne!
J’ai fait cette lecture en commun avec mon ami Guillaume (@leproftannant). C’est donc notre avis que nous vous présentons sous forme d’échange.
Salut Guillaume! Quelle est ton appréciation générale du roman?
J’ai réellement aimé ce roman. Il y a très peu de points négatifs selon moi. J’oserais le 9/10. Je l’ai lu rapidement.
Qu’as-tu pensé des intrigues?
On suit les trois intrigues (Héloïse et son amour éternel envers Mathys, Héloïse et sa découverte d’une âme soeur littéraire, Héloïse qui ne veut pas perdre le seul véritable amour du moment : le journal étudiant) séparément, et elles évoluent à des rythmes différents. On est captivés et on avance sans cesse! Et je dirais que c’est Nick et Charlie (Heartstopper) au féminin. 🙂
C’est vrai que c’est une belle histoire d’amour sous toutes ses coutures! Et malgré ces trois intrigues, ce n’est jamais trop ou pas assez. Chacune est développée suffisamment pour que ce soit intéressant et non exagéré. Qu’as-tu pensé de la vision de l’amour présentée dans le roman? Personnellement, j’ai trouvé que c’était naturel, fluide. Tout est accepté sans drame ou questionnement. Peut-être que c’est différent dans le tome 2, mais dans ce tome-ci, j’ai trouvé ça rafraichissant!
Il y a d’ailleurs un passage qui me parle. C’est aussi une façon de critiquer la société selon moi. C’est le moment oû elle réalise qu’elle devra faire un « coming out » et elle dit qu’elle aimerait vivre dans « un monde oû il va probablement falloir que je me justifie d’aimer untel ou unetelle, et oû je vais me faire juger à cause de ça par les ignorants. Un monde oû les gens vont penser que je suis mêlée, que je ne sais pas ce que je veux, que je veux juste de l’attention. Alors que ce que je veux, c’est le contraire de l’attention. » (p.188)
C’est vrai que c’est un magnifique passage!
Es-tu comme moi et tu n’as pas compris le personnage de Mathys?
En effet! Comme s’il changeait très soudainement!
Et plus loin (oui, je vais aller dans les stéréotypes). Il est dans les populaires et les artistes. Ce n’est pas le gars populaire autour duquel tournent 352 filles. Il est comme un pion : il est là, simplement pour mêler Héloïse. J’aimerais revivre cette histoire du point de vue de Mathys. Comment était-il lui tout ce temps?
C’est une question que je me pose aussi!
Ça manque de méchanceté haha!
C’est vrai que c’est beau, beau, beau! Mais ça fait parfois du bien!
C’est aussi pour ça que j’ai apprécié le récit. On n’est pas dans un monde de licornes, mais on n’est pas dans un drame infernal. Ce que je veux dire, c’est que c’est une histoire banale qui était belle et qui se termine belle.