Nous étions le sel de la mer

Roxanne Bouchard, éditions Typo, 2025 (VLB, 2014), 308 pages.

Note : 2.5 sur 5.

Catherine a laissé tomber son emploi pour aller passer du temps en Gaspésie, essayer de se retrouver ou de peut-être trouver un semblant de bonheur. Peu de temps après son arrivée, le corps d’une femme est repêché. Des corps échoué, il s’en trouve! L’enquête, confiée à Moralès, un enquêteur fraichement débarqué sur la péninsule, devrait donc être vite résolue. Hélas, il semble en être autrement…

J’ai lu et entendu toutes sortes d’avis sur ce roman. Des avis très mitigés! Malheureusement, à la fin de cette lecture (et même pendant, parce que j’ai eu beaucoup de mal à embarquer), j’ai pris le clan de celles et ceux qui ont plus ou moins aimé.

D’abord, je m’attendais à une enquête, à un roman qui me tiendrait en haleine vu la classification polar. Même si le récit contient une enquête, celle-ci m’a semblé bien secondaire à travers les réflexions personnelles de Catherine et de Moralès. Ces deux personnages ont un point commun : iels sont dans un cul-de-sac identitaire, cherchant à (re)trouver un certain bonheur.

Outre cette quête plus présente que l’enquête, ce qui ma déplu, ce sont les personnages. L’enquêteur Moralès est franchement désagréable, notamment à cause de sa vision stéréotypée des femmes. C’est d’ailleurs une façon de voir les femmes qui est similaire chez les autres personnages masculins. Je me suis également demandé pourquoi l’amour les attendait tous au détour. Impossible de ne pas tomber amoureux de Catherine ou de Marie, la femme repêchée.

Aussi, la façon dont s’expriment les Gaspésiens m’a paru redondante. Chacun des personnages avait son tic langagier. Comme si personne en Gaspésie ne s’exprimait sans lâcher un sacre ou sans bégayer. Et, malgré ces tics, je n’ai pas réussi à facilement distinguer les personnages.

Bref, cette lecture ne fut malheureusement pas un succès pour moi. Bien que j’ai trouvé certaines tournures de phrases de l’autrice poétiques, je ne peux affirmer avoir particulièrement apprécié l’histoire.

2 Comments on “Nous étions le sel de la mer”

  1. Bonjour!

    Je suis originaire de la Gaspésie (de Gaspé plus précisément) et je confirme que les Gaspésiens n’ont pas tous de tics langagiers., ce qui est rassurant! Je trouve très réducteur et franchement cliché que l’autrice ait cette perception des gens de ma région.

    Je loge à la même enseigne que vous: je n’ai pas aimé ce roman. La mariée de corail, de la même autrice, m’apparaît plus abouti. La trame narrative est plus solide, les personnages, bien que simplement esquissés, sont mieux travaillés, plus crédibles. Le roman m’est tombé des mains à quelques reprises en plus de m’agacer une page sur deux. On peut être spécialiste de la littérature sans avoir le talent des auteurs qu’on enseigne…

    Merci et bonne continuation!

    Diana Bouchard

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    • C’est tellement dommage! Vous n’êtes pas le premier commentaire que je lis de personne offensée par les personnages gaspésiens. Je suis toutefois contente de savoir que La mariée de corail vous ait plu. Je le mettrai sur ma liste! Merci pour votre commentaire!

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