Debout dans l’orage

Dominique Demers, éditions Québec Amérique, 2025, 340 pages.

Note : 4 sur 5.

Mathilde a accepté d’aller aider Jacqueline, une dame qui, après une mauvaise chute, se voit contrainte d’accepter de l’aide, elle qui s’est toujours débrouillée. Fière de sa personne, Jacqueline laisse rarement les gens détruire sa carapace. Mathilde, de son côté plutôt solitaire, voit sa vie chamboulée après la rencontre de cette dame.

J’ai toujours aimé les histoires dans lesquelles se tisse une relation particulière entre une personne âgée et une autre d’âge différent. J’ai donc été charmée par ce récit touchant, et ce, même si Jacqueline ne correspond pas nécessairement à l’image qu’on se ferait d’une ainée. Son indépendance et sa fermeture aux autres la rendent parfois désagréable, mais c’est justement lorsqu’une brèche se crée dans son armure que tout devient encore plus émouvant.

Même si l’histoire est touchante, qu’on est témoin du développement d’une relation significative entre deux femmes à la fois fortes et fragiles, c’est une lecture qui demande une certaine concentration. En effet, Jacqueline désire davantage que Mathilde l’assiste dans un projet ambitieux, soit la rédaction d’un livre sur la résilience des animaux. On découvre là toutes les connaissances de la dame puisque leurs échanges sont ponctués des résultats de ses lectures et apprentissages. Ça peut parfois alourdir la lecture, mais c’est aussi fort intéressant d’apprendre en même temps que Mathilde.

Bref, Dominique Demers signe ici un roman tendre abordant les relations interpersonnelles, mais aussi avec les animaux, en plus du pouvoir de l’art et de l’accompagnement en fin de vie.

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