Implosion

Laurence Florisca Rivard, éditions Héliotrope, 2025, 254 pages.
Sébastien, joueur de tennis en pleine ascension, est accusé d’agression sexuelle par trois jeunes femmes. Ces témoignages créent une onde de choc du côté de ses proches qui ne s’attendaient pas à ça.
Racontée par trois proches de l’accusé (sa mère, son meilleur ami et sa copine), cette histoire montre combien ce genre de situation crée de remous chez l’entourage d’une personne accusée. Il est intéressant de vivre cette onde de choc avec la mère de Sébastien, son meilleur ami et sa copine. Chacun vit la situation avec son propre regard, quoique grandement influencé par les gens qui les entourent.
À aucun moment dans le récit on ne laisse la parole à Sébastien. Certes, par ses échanges avec les narrateurs, on peut lire son propre désarroi et son incapacité à admettre complètement sa culpabilité, mais ce n’est pas ce qui nous intéresse dans ce roman. On se situe ici davantage dans la tête de celles et ceux qui croient connaitre l’agresseur et qui ont du mal à accorder une complète confiance aux témoignages.
Bien que ce soit un roman dans lequel on se concentre plus sur les réflexions des narrateurs, l’histoire (et même l’enquête) avance. On découvre plus d’éléments sur ce qui s’est passé. J’ai apprécié l’alternance entre les trois voix, mais surtout la manière donc chaque personnage faisait la découverte de la situation et des nouveautés qui s’ajoutaient.
Bref, il s’agit d’un roman original donnant une voix à l’entourage d’une personne accusée d’agression.