Comme les éclipses

Alex Thibodeau, éditions Tête première, 2025, 173 pages.

Note : 4 sur 5.

Alice est étudiante tout en étant réceptionniste dans un hôtel. En parallèle à ses occupations prend place une relation loin d’être saine avec Rem, un musicien rencontré dans un party.

J’aime beaucoup la fin de la quatrième de couverture :

« Dans le quotidien d’Alice, les violences sont comme les éclipses : naturelles, aveuglantes, inévitables. »

Cette phrase représente exactement ce que vit la protagoniste tant dans sa relation amoureuse qu’à son travail. Grâce à la narration sans ponctuation, la narratrice nous emmène dans son tourbillon quotidien, nous essoufflant avec elle. Nous sommes rapidement happés par sa relation toxique, par les drapeaux rouges envoyés par Rem. Cela dit, l’amour, ça rend aveugle. Alice est donc coincée dans cette spirale amoureuse destructrice.

C’est sans aucun doute une lecture qui ne laisse pas indifférent, notamment à cause du style d’écriture sans ponctuation (et du thème, bien entendu!). Malgré tout, ça reste très digeste et compréhensible, notamment parce que les paragraphes, de même que les chapitres, sont courts.

L’histoire prend place à un moment assez charnière dans la vie d’Alice, c’est-à-dire le début de sa vie adulte. Un enchainement de premières fois qui marquent, malheureusement de manière négative pour la protagoniste. Ce n’est pas une lecture joyeuse, à aucun moment. Avant de s’y plonger, il faut le savoir.

Bref, il s’agit d’une lecture qui vient avec un traumavertissement, mais qui est juste et trop actuelle.

Laisser un commentaire