J’ai commencé l’année en poésie

La poésie, ce genre mal aimé, est trop souvent mise de côté par manque de temps. Cette année, j’ai décidé de commencer en force avec elle! Même si ce n’est pas le genre de texte qui plait à la majorité, que c’est déstabilisant et qu’on a parfois l’impression que c’est inaccessible, je ne regrette vraiment pas mon expérience!

Pourquoi commencer l’année en poésie?

Quelle bonne question! Parmi tout ce qu’il y a à voir dans une année, pourquoi commencer avec la poésie? Parce qu’elle est, à mon avis, à l’image même du français. La poésie, c’est le plaisir de jouer avec les mots, de se laisser déstabiliser et de découvrir le plaisir d’interpréter. La poésie, c’est aussi une occasion de se laisser aller en tant que scripteurice sans trop de contraintes, sans trop de stress.

Ce que nous avons fait

Tout d’abord, il faut dire que nous n’avons passé que trois semaines sur ce genre, semaines pendant lesquelles nous avons aussi revu les classes et les groupes de mots. C’est un moment qui passe vite, mais pendant lequel j’ai eu l’occasion de faire tout de même quelques activités. Je me dis aussi que j’y ferais des retours tout au long de l’année en lisant des textes poétiques, en analysant des figures de style dans les textes narratifs et les paroles de chansons.

Un calligramme

J’ai commencé l’année en force avec une activité de calligramme. Pour me permettre d’apprendre à les connaitre, j’ai demandé à mes élèves de faire un calligramme qui les représenterait. Ainsi, en un coup d’œil, j’avais une bonne idée de ce qui les passionnait, puis, en lisant un peu plus, j’apprenais certains détails sur elleux.

Je leur ai montré cet exemple pour me présenter.

Pour introduire la poésie

J’ai commencé par faire visionner ce slam de David Goudreault, qui se veut un appel à la poésie, un besoin vital de la mettre un peu partout.

Ensuite, je leur ai lu l’album La poésie, késako? qui partage de belles images de ce que peut représenter la poésie. Nous avons observé quelques strophes ensemble, j’ai partagé avec elleux mon interprétation de celles-ci, puis iels ont eu un petit exercice à faire pour, à leur tour, expliquer ce qu’est la poésie avec l’aide d’une métaphore ou d’une comparaison.

La théorie en bref

Plutôt que de m’éterniser sur la théorie, je leur ai remis une feuille recto seulement qui résume en quelques lignes ce qu’est la poésie, comment elle est séparée et quelles sont les figures de style au programme en 3e secondaire.

Des chansons du jour

Pour appliquer la théorie, nous avons fait trois chansons du jour. Après avoir présenté l’artiste et écouté les dites chansons, les élèves devaient discuter de certains éléments en équipe. Nous avons découvert une chanson de Loco Locass (M’accrocher), d’Émile Bilodeau (Métaphores) et d’Élisapie (Moi, Elsie). Mon objectif était de les emmener à repérer certaines figures de style dans les paroles et d’interpréter des passages. Pour choisir mes chansons, je me suis procuré le document de @danslemondedemmeannie.

De petits ateliers

Nous avons aussi fait trois petits ateliers pendant lesquels je lisais un extrait de livre poétique aux élèves auquel étaient associées environ trois questions. Puis, les élèves devaient rédiger un poème en s’inspirant de l’extrait. Ça a donné des résultats franchement intéressants!

Je vous encourage à utiliser des extraits qui vous parlent et inspirent à l’écriture!

De la poésie partout!

Pour que nos cours respirent la poésie, je me suis assurée de créer tous mes exercices à partir d’extraits poétiques ou de paroles de chansons. Nous avons donc fait un exercice de révision de classes de mots à partir de strophes qui me plaisaient.

J’ai aussi pris une séance pour écouter le quatrième épisode de la série documentaire de David Goudreault, Du monde, des mots. Abordant clairement l’impact positif que la poésie peut avoir sur les gens qui en écrivent, cet épisode me semblait idéal pour conclure ma séquence et introduire mon évaluation.

Évaluation

C’est en lecture, puis en écriture que les élèves ont été évalué.es. J’ai fait oralement la lecture du livre de Marie-Andrée Arsenault, Le piège de soie. Aux élèves, j’ai remis quelques extraits qui les aideraient à répondre à deux questions à développement :

  • À ton avis, que représente l’araignée (interprétation)? Question à poser avant que le livre ne donne la réponse
  • Et toi, est-ce que tu vis avec un fil ou une araignée à l’intérieur de toi (réaction)?

Iels ont aussi eu à repérer des figures de style dans les extraits qui leur ont été remis.

Pour l’évaluation d’écriture, les élèves n’avaient qu’une contrainte : intégrer, dans leur poème de 50 à 100 mots, un vers provenant du livre de Marie-Andrée Arsenault (je leur ai fourni une liste). Iels étaient donc complètement libres quant au thème de leur poème.


Voilà! J’espère vous avoir donné envie de travailler la poésie avec vos élèves, que ce soit en début, en milieu ou en fin d’année! (mais je vous le répète, prendre le temps de le faire en début d’année, c’est merveilleux!)

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