Au pays d’Alice

Je suis une grande fan d’Alice au pays des merveilles, ceux qui me connaissent bien le savent déjà. Pourtant, je n’ai lu le roman qu’il y a quelques années. D’où me vient cette passion? Aucune idée! Cela dit, je sais que le film de Tim Burton y est pour beaucoup. De même que le roman Aliss de Patrick Sénécal que j’ai pris plaisir à comparer au roman de Lewis Carroll (si, comme moi, vous adorez Alice, il vous faut découvrir le roman de Sénécal, que vous pouvez commander ici!)

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Pour ceux qui ne connaitraient pas l’histoire de la jeune Alice, je résume brièvement : c’est le récit d’une fillette sombrant dans un sommeil au pays des merveilles. Elle y fera des rencontres tout aussi farfelues les unes que les autres, dont celles avec le bien connu Lapin Blanc toujours en retard, le Chat du comté de Cheshire toujours souriant et le Chapelier un peu – beaucoup – fou.

Un des éléments intéressant de l’histoire est le contexte historique. Le personnage d’Alice ne cadre pas du tout avec la réalité britannique très sérieuse. C’est au pays des merveilles qu’Alice pourra être elle-même et laisser aller sa folie d’enfance. Elle y oubliera notamment toutes ses connaissances si bien apprises à l’école. C’est entre autres cette « perte d’intelligence » qui fera douter Alice de qui elle est. L’intérêt dans cet aspect de l’histoire est de voir en ce questionnement l’interrogation personnelle par laquelle tout adolescent passe. Mais qui pourra réellement leur dire qui ils sont? C’est un tiraillement incessant entre le besoin d’être indépendant, mais aussi d’être guidé. On passe tous par ce pays des merveilles, cette croisée des chemins où une petite partie de soi-même cherche à nous mener vers une voie plus qu’une autre.

« Dites-moi d’abord qui je suis, et, s’il me plait d’être cette personne-là, j’irai vous trouver ; sinon, je resterai ici jusqu’à ce que je devienne une autre petite fille. » (Alice au pays des merveilles)

À mon avis, chaque personnage que rencontre Alice dans son périple est au fond une petite partie d’elle. Qui n’a pas un brin de la folie du Chapelier? De l’impatience du Loir? De la nervosité du Lapin Blanc? Du mystère du Chat de Cheshire? Il ne reste qu’à choisir avec laquelle de ces parties l’affinité sera la meilleure. Si on se fie au film de Tim Burton, le raisonnement et l’insouciance du Chapelier – qui lui rappelle son père – auront beaucoup aidé Alice à cheminer vers sa vie d’adulte, bien que celle-ci soit contraire à toute attente.

DSCN0465Je ne peux parler d’Alice sans parler de l’adaptation qu’en a fait Tim Burton. Je dois avouer que j’ai dû l’écouter plusieurs fois avant de comprendre qu’Alice était beaucoup plus vieille que dans le roman. C’est pour elle un retour au pays des merveilles. Prise par surprise par une demande en mariage qui est loin de lui convenir, mais qui ferait si plaisir à sa famille, le Lapin Blanc l’appelle. Incapable de prendre une décision par elle-même, Alice suit le Lapin et revoit tous ces personnages, bien qu’elle ne s’en souvienne plus. L’aspect visuel du film est incroyable, les effets spéciaux aussi, et l’histoire est remplie d’actions. J’en suis impressionnée à chaque fois. Ce n’est toutefois pas ce que j’en retiens : Alice, encore une fois confrontée à la décision de suivre soit la trace de sa famille – et de la société – ou son chemin un peu fou et hors norme, est appelée par le besoin de retourner voir ce que sont devenus les personnages de son enfance. Je vous lance un jeu pour la prochaine fois que vous écouterez (ou réécouterez) le film : amusez-vous à lier les personnages du pays des merveilles aux membres de la famille d’Alice. C’est la voie de son père – donc du Chapelier – qu’Alice suivra. Le seul à être finalement totalement heureux!

Je crois qu’on ressemble tous un peu à Alice. On se cherche, à un moment ou à un autre de notre vie. Et je crois d’autant plus que les personnages du pays des merveilles sont d’excellentes représentations de la société d’hier, d’aujourd’hui et de demain. Après tout, qui n’aimerait pas croire qu’au fond on vit aussi au pays des merveilles?

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Quelques informations supplémentaires intéressantes…

  • C’est pour une petite fille nommée Alice Liddell que Lewis Carroll a tout d’abord inventé l’histoire pour ensuite en faire un roman. Alice a donc, en quelque sorte, déjà existé!
  • Dans le récit, jamais l’auteur ne décrit l’apparence d’Alice. C’est l’illustrateur qui a décidé d’en faire un portrait qui semble blond. Il n’avait jamais vu la petite Alice avant de la dessiner. D’ailleurs, celle-ci avait plutôt les cheveux foncés. 

9 Comments on “Au pays d’Alice”

  1. L’adaptation de Tim Burton mélange « AlicAlice au pays des merveilles » et « de l’autre côté du miroir », qui est la suite. Du coup, je me demande ce que la nouvelle adaptation, suite de la première, et qui sortira bientôt, va donner.
    Je suis moi aussi une grande fan d’Alice 🙂

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