La ferme des animaux

George Orwell, Éditions Gallimard, collection Folio, 151 pages (Animal Farm, 1945).

Dans la ferme de Jones, les animaux se révoltent. Terminés les temps où les humains étaient les maitres et où les animaux étaient des esclaves. Sous un commun accord, tout un chacun décide de se rebeller contre Monsieur Jones et de les mettre, lui et sa femme, à la porte de la ferme. Les animaux sont donc maintenant les maitres chez eux. Or, on se rendra bien vite compte que cette égalité entre animal n’est plus tout à fait égale. Les cochons prendront bien vite la place des humains et contrôleront la Ferme des animaux.

Je n’ai entendu (et lu) que de bons commentaires à propos de ce roman classique. Je ne surprendrai alors personne en affirmant que j’ai, moi aussi, beaucoup apprécié ce roman. Bien entendu, il a été écrit il y a plusieurs années, donc il est nécessaire de s’habituer à la plume particulière de l’auteur (du traducteur en fait) et à la structure des phrases. Malgré tout, l’histoire reste pertinente, encore après ces nombreuses années.

La ferme des animaux, c’est notamment une histoire de manipulation. Les cochons, qui sont dorénavant au pouvoir, manipulent les autres animaux qui sont moins forts et moins intelligents. Peu d’entre eux savent lire, donc il leur est impossible de contredire ce qui se passe à l’écrit. Comme il est alors facile de manipuler la société! Cela nous ramène à l’époque où seuls les bourgeois ou les religieux étaient alphabètes. C’est d’ailleurs ce que j’ai apprécié de ce roman : il nous permet de mieux comprendre une époque dans laquelle nous n’avons pas nécessairement tous vécu.

Les techniques de manipulation utilisées par les cochons sont impressionnantes. Ils créent un régime de peur dans la ferme et font sentir les autres animaux coupables de vouloir bien vivre eux aussi. Ils les font également sentir ignorants et inférieurs.

« Êtes-vous tout à fait sûrs, camarades, que vous n’avez pas rêvé? Pouvez-vous faire état d’un document, d’un texte consigné sur un registre ou l’autre? » (La ferme des animaux, p.74)

Outre la manipulation, quoiqu’il soit à mon avis très lié à celle-ci, le pouvoir est une autre thématique importante du roman. Les cochons, qui semblent s’apprécier au début de l’histoire, mènent vite une guerre l’un contre l’autre et sont prêts à se poignarder dans le dos pour atteindre le trône. Et c’est la même chose avec les fermes avoisinantes avec lesquelles ils tenteront de conclure des marchés. C’est une lutte infinie pour obtenir la couronne, être celui qui dirigera les autres. On se rend bien vite compte que les problèmes que les animaux avaient avec Jones sont loin d’être terminés et que les cochons se sont battus pour obtenir exactement ce contre quoi ils pestaient. Finalement, qui est le pire? L’Homme en général ou celui en recherche de pouvoir absolu?

Si vous n’avez pas encore lu ce classique, j’abonde avec le reste des lecteurs qui ont apprécié ce roman : je vous invite à vous plonger dans cette histoire publiée en 1945 dès maintenant. Pour nous remettre les pieds sur terre quant à cette lutte au pouvoir qui motive certaines personnes et pour mieux imaginer les conséquences de la manipulation des plus faibles.

Vous pouvez commander le roman en encourageant les librairies indépendantes du Québec juste ici!

« L’Homme est la seule créature qui consomme sans produire. Il ne donne pas de lait, il ne pond pas d’œufs, il est trop débile pour pousser la charrue, bien trop lent pour attraper un lapin. Pourtant le voici suzerain de tous les animaux. » (La ferme des animaux, p.12).

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