Le Potager

Marilyne Fortin, éditions Québec Amérique, Montréal, 2017, 340 pages.

Un virus mortel s’est propagé partout dans le monde. Caroline, son mari et leurs deux enfants doivent donc vivre avec l’angoisse permanente de voir le virus prendre place dans leur demeure. Les ressources sont limitées et ils doivent faire toutes sortes de sacrifices. Samuel, le mari de Caroline, continue chaque jour de prendre le risque de sortir travailler, ce qui angoisse davantage la jeune femme. Leur vie prend une toute nouvelle tournure lorsqu’une des voisines propose à tous de travailler sur un potager commun qui leur permettra de subvenir à leurs besoins, au moins en ce qui a trait aux légumes. Cette idée qui semble réjouir tout le monde prendra bien vite une autre allure lorsque les ressources deviendront encore plus limitées.

J’ai adoré ce livre, rien de moins. J’ai pris quelques chapitres avant d’y embarquer totalement, mais une fois que j’ai pris place dans le quotidien apocalyptique de Caroline et sa famille, je n’ai pu le lâcher. L’histoire est angoissante à tel point que j’en ressentais moi-même les effets. Il s’agit d’une lecture qui fait beaucoup réagir. La colère m’a prise à une plus d’une reprise, de même que la tristesse. Même si je suis une personne hypersensible qui pleure assez facilement, il est rare qu’un livre me fasse pleurer. Eh bien, ce fut le cas du Potager. J’ai versé des larmes à au moins deux reprises. Je me suis vraiment attachée aux personnages et à leur entraide. J’avais presque l’impression de faire partie du voisinage.

Tout le roman est très bien décrit. Autant les actions que l’environnement sont peints pour que nous imaginions le quartier, la maladie qui attaque certaines personnes et les crises d’angoisse de Caroline. En fermant les yeux, je pouvais facilement me retrouver là, moi aussi. Et pas que comme une spectatrice. J’avais peur de la maladie moi aussi.

Le Potager est un roman incroyable. Il saura vous tenir en haleine jusqu’à la fin. Il ne s’agit pas d’une histoire apocalyptique comme les films américains sur la fin du monde. C’est davantage une histoire où l’espoir se perd petit à petit et pour laisser place à la peur. La maladie fait ses ravages lentement, de sorte qu’on peut vivre chacune des étapes avec une angoisse constante.

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« Depuis ce fameux soir, Caroline avait vu le cours de ses pensées se métamorphoser, s’assombrir, et la peur s’infiltrer au creux de son ventre. Elle prenait sa promesse au sérieux, même si elle se sentait les pieds et les poings liés à cause du rationnement. » (Le Potager, p.35)

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