Quand je parle aux morts

Guillaume Morrisette, Guy Saint-Jean éditeur, 2020, 498 pages.

Note : 4 sur 5.

Se croisent Sylvain, qui se bat pour que sa mère reçoive l’aide médicale à mourir, et Morgane, thérapeute spirituelle capable de parler aux morts. Craignant que sa mère lui en veuille après sa mort parce qu’il ne peut respecter sa volonté, il consulte Morgane qui l’aidera à voir plus clair. Clair dans une voie plutôt sombre.

Je m’attendais à étirer cette lecture sur un peu plus d’une semaine considérant son nombre élevé de pages. Je lis habituellement ce genre de roman assez lentement, un chapitre à la fois avant de me coucher. Cependant, j’ai dévoré ce livre! J’ai lu de nombreux chapitres (assez courts d’ailleurs) chaque soir, luttant avec moi-même pour ne pas poursuivre ma lecture encore plus longtemps. Si cela n’avait pas été de ma fille, j’aurais passé au moins une nuit à lire jusqu’aux petites heures. J’ai également lu à plusieurs reprises dans la journée, souhaitant retrouver ce thriller psychologique envoutant.

L’histoire m’a rapidement accrochée, de même que les personnages de Sylvain et de Morgane. J’ai aimé que les deux amènent des questionnements, qu’ils jouent avec nos valeurs et nos croyances : Sylvain, par l’aide médicale à mourir, Morgane, par son don de parler avec les morts. Les deux personnages, qui évoluent en parallèle, se complètent bien et bouclent le roman de manière très intéressante.

« Pas comme de la torture, non, plutôt comme un jeu. Un jeu qui prouverait à tous qu’au fond, les humains ne veulent pas terminer leur vie dans l’angoisse et la douleur ; pas quand ils ont eu la chance de se prononcer sur le sujet avant d’en arriver là. » (Quand je parle aux morts, p.220)

Même si j’ai apprécié voir évoluer les personnages chacun de leur côté, j’ai trouvé que certaines péripéties avec les autres clients de Morgane n’amenaient rien à l’histoire. On s’attarde notamment sur un de ses clients alors qu’il n’a pas nécessairement d’importance dans le récit. Cela dit, je n’ai pas trouvé que cela créait des quelconques longueurs, puisqu’on veut tout de même connaitre le dénouement de cette trame secondaire.

Bref, ce fut pour moi un gros succès! Une lecture que je suggère à ceux et celles qui aiment être déstabilisés.es dans leurs valeurs et leurs croyances!

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