La révolution d’Agnès

Jean-Michel Fortier, éditions La Mèche, 2021, 219 pages.

Note : 2.5 sur 5.

À quelques mètres du Rocher Percé vient d’amarrer un navire de guerre. Les habitants de Gaspé sont à l’affut du moindre mouvement sur le pont. Les médias prennent l’assaut de cette ville touristique. Agnès et madame Sergerie sont toutes deux obsédées par cette présence mystérieuse. Et si le bateau venait changer leur petite vie morne?

Dès les premières pages, le roman bascule dans l’incompréhension. On nous plonge dans la peau d’un des personnages, s’adressant à nous par la deuxième personne du singulier. On ne sait trop quel lien relie les personnages, à part le fait qu’ils et elles partagent tou‧te‧s la maison de madame Sergerie, à Percé. Au fil du roman, des chapitres sont disposés çà et là pour nous les décrire. L’arrivée du bateau est un autre élément fort inusité. Sa présence est d’autant plus assez silencieuse pendant la première moitié du roman, nous laissant vaguer vers autres choses, dont la mission périlleuse d’Agnès et la disparition de Steven Norton.

Le roman aurait pu être intéressant. La présence du bateau, ce qu’on finit par en apprendre, sa destinée, son équipage…je crois que ces éléments ont titillé ma curiosité, ont attisé mon intérêt, sans toutefois combler mon appétit.

« Et soudain elle parvient à s’expliquer le désir d’Agnès et Hélène Sergerie – s’écarter de la trajectoire de leur vie en virevoltant, juste pour se remplir les yeux de noir, pour contempler l’abysse vertigineux du futur. Qu’arrivera-t-il demain? Rien qui n’aurait pu arriver hier. Et si c’est la fin? Ce sera peut-être le début. » (La révolution d’Agnès, p.165)

Ce qui m’a déplu de ce roman, c’est le fait qu’on se dirige un peu partout, autant dans le style que dans le contenu. Les différents changements de narrateur m’ont perdue, surtout que je n’y ai pas vu l’intérêt. L’histoire nous menait elle aussi à droite et à gauche, supposant qu’Agnès et madame Sergerie avaient une importance particulière sans pour autant les distinguer ou orienter l’histoire vers une évolution importante de leur côté. Certes, une partie du récit leur est consacrée, mais celle-ci était à mon avis trop minime.

Même si j’ai plusieurs bémols, j’ai lu le roman jusqu’à la fin. J’ai été intriguée et ai voulu lire l’ensemble pour son côté inusité. Je pense que La révolution d’Agnès offre tout simplement un style qui ne m’a pas rejointe.

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