L’été au parc Belmont

Thara Charland, éditions La Mèche, 2022, 208 pages.

Note : 3 sur 5.

Ce récit intime et empreint de nostalgie est le résultat d’une enquête menée par l’autrice sur son père décédé. Qui était-il? Comment était-il?

Bon, la quatrième de couverture mentionne également la part de l’enquête réservée au mythique parc Belmont qui serait un endroit de fête perpétuel. L’autrice l’a bien mentionné à quelques reprises dans son récit, mais je n’ai pas trouvé qu’il y prenait un place prépondérante, surtout en comparaison avec les chalets familiaux. C’est peut-être ce qui m’a en partie déçue. Ne connaissant pas ce parc, il m’intriguait par sa réputation. C’est le genre d’endroit dans lequel je verrais bien se camper une histoire un peu dramatique, un peu mystérieuse.

Cela dit, les parties de ce casse-tête (parce que c’est l’impression que j’ai gardée de ce bouquin, et ce n’est pas négatif!) que j’ai préférées sont vraiment celles qui se rapportent au père. Cette figure maitresse dans le puzzle de la vie de Thara, cette pièce manquante qui en fait perdre d’autres avec elle. Par ses visites chez le psy, on constate toute l’importance de la figure paternelle disparue. C’est intéressant de découvrir une vie ordinaire, un récit intime qui s’éloigne de la biographie de vedette, surtout avec les quelques photos vintage qui parsèment les pages.

« Si je remets les centaines de photographies que j’ai de toi en ordre chronologique, c’est le jeu des mosaïques que je recrée. Je parcours les années, ton visage se multiplie à l’infini, tandis que le mien s’efface lentement. Que s’est-il passé pendant mon adolescence? Comment le deuil a-t-il façonné mon visage? »

L’été au parc Belmont, p.147

Toutefois, je n’ai pu apprécier la totalité de l’œuvre vu son aspect parfois décousu. Certaines pièces du casse-tête m’auraient semblé plus intéressantes dans une autre boite. Ce père, cette figure centrale perdait parfois de son importance à travers les autres pièces. J’ai aussi eu du mal à comprendre pourquoi on s’adressait parfois directement au paternel avec la deuxième personne du singulier et qu’à d’autres reprises, on le décrivait à la troisième personne.

Bref, L’été au parc Belmont est un récit touchant qui vous rejoindra probablement si vous appréciez l’intime et le décousu.

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