David Goudreault: de la poésie, du slam et de l’humour

Crédit photo: Michelle Boulay lors du lancement du dernier tome de la trilogie de David Goudreault au Boquébière à Sherbrooke  | Facebook | Portfolio

Le 26 avril dernier j’ai assisté au spectacle de David Goudreault, auteur de la trilogie La bête. J’ai découvert cet auteur lors d’un spectacle de slam qu’il avait donné à des didacticiens du français il y a quelques années. Depuis, j’essaie de me tenir le plus informée possible sur ce qu’il fait. Je ne suis pas encore une habituée de la poésie, donc je me lance moins de ce côté, mais quand il a publié son premier roman La bête à sa mère, je me suis précipitée pour le lire. Et mon admiration pour tout ce qu’il fait, pour son implication, pour sa détermination ne fait que grandir. Ce spectacle, qui est présentement en rodage, fut un réel moment de plaisir, mais aussi un moment très inspirant.

Avant même qu’il n’embarque sur la scène, je suis comblée : les seuls éléments de décor sont un pupitre et un fond d’écran représentant un tableau vert d’école. Pour débuter son spectacle, David Goudreault fait un hommage à la poésie. Même si ce n’est pas un genre qui m’accroche encore beaucoup, je ne peux m’empêcher d’être rejointe par cette passion des mots qu’il transmet (et pour être convaincue d’acheter un de ses recueils à la fin du spectacle!) Ensuite il enchaine avec une explication de l’impact de la littérature dans sa vie qui a été assez difficile et turbulente lorsqu’il était enfant, et même adolescent. À travers ce récit, l’auteur nous interprète certains de ses slams et nous partage plusieurs poèmes et citations qui l’ont marqué. Tout cela en alliant l’humour et la poésie. Il ajoute même un freestyle où le public est invité à lui proposer quelques mots. Une courte improvisation qui montre, une fois de plus, son maniement extraordinaire de la plume.

Tout au long du spectacle, j’étais parcourue de frissons. Les différents hommages qu’il a faits à ceux qui ont marqué son parcours étaient très touchants. L’enseignante de français en moi a été encore plus émue quand il a parlé de son enseignante de français de quatrième secondaire. Je crois que les enseignants, nous souhaitons tous faire cette différence chez nos élèves. Marquer leur passage par nos gestes, nos paroles, notre confiance en eux. Il a été inspirant de voir à quel point cette enseignante a pu avoir un impact sur lui, alors qu’il n’était pas le plus doué des élèves et encore moins le plus motivé.

David Goudreault lui-même est une inspiration. Pour sa passion qu’il partage avec un plaisir contagieux, mais aussi pour son acharnement. Son spectacle nous fait prendre conscience que même si tout semble aller de travers, on peut trouver une petite étincelle pour rallumer la flamme. Pour l’auteur-slammeur-poète, ç’aura été la littérature (ou les mots!) Ses propos et ses expériences partagées, accompagnés de nombreuses références culturelles, réussiront à rejoindre beaucoup de personnes. Si vous avez la chance d’aller voir David Goudreault en spectacle, sautez sur l’occasion. Vous ne le regretterez pas, c’est garanti.

Psssst! Pour les Bibliomaniaques enseignants qui ne seraient pas au courant, David Goudreault se déplace dans les écoles secondaires pour animer des ateliers et parler de poésie/slam. J’espère un jour avoir la possibilité de l’inviter dans ma classe! Je vous joins également à l’article une activité à faire à partir de sa chanson C’est la faute au silence.

C’est la faute au silence (4e secondaire)

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