Ramures

Bellebrute, Éditions Bayard Canada, Montréal, 2016.

Albert vit dans la solitude de la cordonnerie dont il a héritée de son père. Désirant plus que tout s’éloigner de tout endroit où s’assemblent les foules, il se sent mieux dans la serre attenante à la cordonnerie. La monotonie et la solitude d’Albert laisseront peu à peu place aux émois amoureux.

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Cet album vaut le coup d’œil, tout d’abord parce qu’il est magnifique. Simplement tourner les pages et observer les images, les différentes couleurs et les personnages originaux est un moment de plaisir et de détente. Tourner les pages sans lire le texte nous permet même de comprendre l’évolution émotionnelle d’Albert. Observer ses réactions faciales nous permet aussi de lire en lui d’une autre manière qu’en lisant son histoire.

J’ai beaucoup apprécié cette lecture aussi parce que le protagoniste est fort attachant. Son besoin de solitude, son anxiété dans la foule et face aux nouvelles situations lui donnent une certaine sensibilité qui le rend très touchant. Même si la jeune femme qui chamboulera son univers semble être d’une bonté extraordinaire, j’ai presque voulu la chasser du cadre de l’album pour qu’Albert puisse rester paisible. J’ai tout de même fini par me faire à l’idée qu’on est plus heureux quand on sort de notre zone de confort. Albert, bien enraciné à sa solitude et à sa routine ne peut que grandir s’il réussit à s’enraciner ailleurs.

L’album aux allures de bande dessinée traite de plusieurs sujets quand Albert revient sur son passé. Il nous partage sa relation un peu maladroite avec son père, l’admiration qu’il avait pour sa mère ainsi que l’intimidation qu’il a vécue plus jeune. On comprend bien vite pourquoi il a tant de difficulté avec les relations sociales.

Ramures est un album infiniment doux. Un parfait mariage entre une histoire touchante remplie de poésie et des images teintées de sensibilité. Pour vous le procurer et encourager les librairies indépendantes du Québec, cliquez ici!

« Naître, et puis grandir dans une famille, plus ou moins à l’abri des mécanismes de notre civilisation. Naître sans vraiment être et, un jour, réaliser qu’on est seul, complètement seul » (Ramures, première page).

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