L’éveil (trilogie)

Catherine Chénard, Éditions Matyka, 2017, 518 pages.

Kayla est une sorcière très puissante. Adorée par tous les membres de son clan, les chasseurs désireraient l’avoir comme membre dans leur équipe afin de dominer le monde (et les sorciers avant tout). Catarina, amie d’enfance de Kayla, fait partie de cette équipe aux désirs machiavéliques. La chasseuse fera donc tout pour protéger son amie sorcière pendant son coma. Elle la défendra également auprès de son père à qui elle veut prendre les rênes du pouvoir.

Je ne suis pas fervente de littérature fantastique, des longs romans et des séries. Ce premier tome d’une trilogie a pourtant su me plaire, et plus qu’un peu! Je suis rapidement embarquée dans l’histoire et je ne me suis jamais ennuyée. Je ne ressentais pas le besoin de prendre des pauses. Il m’est même arrivé de lire une centaine de pages sans arrêter (ce qui ne m’arrive jamais avec les gros romans, allez savoir pourquoi!) Les actions s’enchainent très rapidement, ce qui crée un besoin de poursuivre notre lecture. Aux côtés de Kayla et ses acolytes, on ne voit pas le temps passer!

Au-delà de la guerre qui fait rage entre les chasseurs et les sorciers, on retrouve des relations amoureuses compliquées et des amitiés touchantes. Même si Catarina a un petit côté démoniaque, je n’ai pu m’empêcher de ressentir de la pitié face à elle. Son admiration pour Kayla grandit de jour en jour et elle est prête à tout pour la protéger. Kayla, de son côté, est déchirée entre deux hommes qui font battre son cœur. Il m’a moi-même été impossible de choisir celui auquel j’aurais voulu qu’elle s’unisse. J’ai apprécié ce juste mélange. Le roman n’est ni trop concentré sur l’amour ni trop concentré sur les batailles (qui me sont parfois difficiles à croire dans ce genre de roman). J’ai été par contre quelque peu dérangée par certaines (pas toutes) relations sexuelles trop explicites que j’ai trouvées inutiles à la progression du roman. Je trouve cela dommage, puisque pour cette raison je ne me sentirai pas à l’aise de laisser le livre dans ma bibliothèque de classe.

Outre les quelques erreurs d’orthographe ou de syntaxe qui m’ont sauté aux yeux (c’est mon petit côté enseignante qui ressort) et les scènes de sexualité explicites, cette lecture fut fort agréable. 

« Effectivement, nous allons tous mourir, tu as raison, répliqua Adam. Mais faisons en sorte que l’histoire se souvienne de nous comme des survivants et non comme des lâches. Combattons jusqu’au bout, jusqu’à notre dernier souffle. Et si nous perdons, au moins, nous aurons perdu avec honneur. » (L’éveil – Trahison, p.241)


Tome 2 : Commencement

Catherine Chénard, éditions Matyka, 2018, 492 pages.

Kayla n’est qu’une jeune femme ordinaire lorsqu’elle découvre que sa vie est une aventure où les périples dangereux se multiplient. C’est aux côtés de Terry, un humain rien de plus normal, qu’elle se remémore où tout a commencé.

Bien que ce tome soit le deuxième de la trilogie, il est possible de le lire avant le premier puisqu’il nous ramène au commencement. On apprend comment Kayla a découvert qu’elle était une fille particulière aux forces multiples. On en revient également aux balbutiements de sa relation avec Adam et Terry. Même si cela faisait longtemps que j’avais lu le premier tome, grâce à ce retour dans le passé, j’ai réussi à bien me retrouver.

« Souffrir le martyre sans pouvoir y changer quoi que ce soit… c’est la pire chose à subir. Nous sommes complètement impuissants. Nous ne faisons qu’appréhender la prochaine séance, espérant y survivre ou, au contraire, y mourir, pour enfin en finir avec cette souffrance atroce. Ça nous brise. Nous devenons un corps quelconque, mutilé, violé, meurtri… nous perdons notre identité. Nous devenons ce qu’ils veulent que nous soyons » (L’éveil, « Commencement », p.281).

Même si la fantasy est plus ou moins mon genre de prédilection, j’avais tout simplement adoré le premier roman. J’avais donc très hâte d’avoir un peu de temps pour me plonger dans celui-ci. Malheureusement, je n’ai pas été aussi conquise.

L’histoire d’amour de Kayla – ou plutôt son triangle amoureux – prend une place très importante dans ce tome, dans lequel j’aurais préféré être davantage mise dans l’action. Je n’y ai pas retrouvé les frissons du premier tome, l’envie irrépressible de tourner les pages. Ce qui n’a pas aidé à redorer l’importance de ce triangle amoureux à mes yeux est le personnage d’Adam. Je ne me souviens pas qu’il m’ait marquée dans le premier tome, mais dans celui-ci, je l’ai détesté. Je l’ai trouvé ragoutant, macho et insensible à un point tel que j’en venais à détester Kayla de se laisser embarquer – bien qu’il y ait une raison à tout cela.

Bref, le roman en soi n’est pas mauvais du tout. Toutefois, j’aurais peut-être préféré le lire avant le premier tome. Je crois que mon opinion aurait été différente et que j’aurais compris les évènements autrement.


Tome 3 : Sacrifice

Catherine Chénard, éditions Matyka, 2020, 424 pages.

Dans cette conclusion de la trilogie, Kayla tente d’affronter la vie malgré le deuil qui la cloue au sol. C’est une nouvelle guerre entre les chasseurs et les sorciers qui la fera sortir de sa bulle de noirceur. Pour sauver la vie des siens, mais aussi assurer la pérennité de son clan, elle se sacrifiera.

J’ai retrouvé, avec ce tome, le plaisir que j’avais eu lors de ma lecture du premier. J’ai apprécié retrouver une Kayla forte (même si elle est emprisonnée dans sa peine au début), mais aussi un ensemble de personnages féminins en pleine possession de leurs moyens. Des femmes auxquelles on confie les rennes sans se poser de questions. Même si le personnage d’Adam, qui m’avait agacée dans le deuxième tome, me dégoutait autant, sa présence très secondaire m’a fait du bien. On accorde enfin de l’importance à Kayla, qui devient plus indépendante, à mon plus grand plaisir!

Dans l’ensemble de ce troisième tome, les personnages font face à des dilemmes, les forçant ainsi à se sacrifier au profit de leur clan. Chacun réagit différemment, prenant une décision qui lui ressemble. J’ai apprécié cette dissemblance entre les personnages, les rendant chacun en pleine possession de leurs moyens, quels qu’ils soient.

Cette conclusion de la trilogie signe aussi de belles retrouvailles familiales, qui ramènent Kayla à ses racines profondes. Une belle touche qui viennent agrandir sa famille.

Bien que j’ai aimé le dénouement, j’ai moins apprécié l’épilogue, qui ne me semblait pas nécessaire. J’aurais préféré me faire ma propre idée des trajets qu’a pris la vie de chacun des personnages principaux qui ne voient pas leur futur être très lumineux.

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