Pour une fin des stéréotypes en littérature?

On entend beaucoup parler des stéréotypes, qu’ils concernent un sexe, une nationalité ou une couleur de cheveux. Je suis la première personne à me battre pour y mettre fin, pour qu’on arrête d’associer le diable aux cheveux roux, la couleur rose aux filles et la couleur bleue aux garçons. Mais est-ce réaliste de croire qu’on y mettra fin complètement, notamment en littérature? Je ne crois pas. Est-ce mal pour autant? Je ne crois pas non plus.Cette réflexion m’est venue après avoir reçu un commentaire sur l’un de mes votes du samedi concernant ma prochaine lecture. J’invitais les abonnés de la page Facebook de la Bibliomaniaque à voter entre l’histoire d’une jeune fille vivant ses émotions à l’extrême et celle d’un garçon recevant beaucoup de pression dans son sport. À première vue, cela peut paraitre stéréotypé, je vous l’accorde. Mais pouvons-nous réellement juger si l’on ne connait pas le fond de l’histoire? Non. Il s’agit de résumés très brefs dans lesquels peu d’informations (notamment sur les personnages) sont données.

C’est également en discutant de cela avec mon copain que nous en sommes venus à la conclusion suivante : oui, il est pertinent de supprimer le plus de stéréotypes possible, d’arrêter de faire des associations trop simples et de présenter des personnages qui sortent de l’ordinaire. Mais pour y arriver, pour supprimer ces associations de la tête des gens, est-ce qu’il est nécessaire de ne présenter que l’inverse de ces clichés? Des filles sportives, des gars hypersensibles, des Québécois membres de gang de rue, des garçons aux cheveux bruns un peu naïfs? Je ne crois pas.

Il ne faut pas se leurrer non plus. Certaines personnes correspondent aux stéréotypes véhiculés dans la société (on pourrait d’ailleurs commencer un autre débat ici : correspondent-ils au stéréotype parce qu’ils le veulent ou parce que la société en a décidé ainsi? Mais ça, c’est une autre histoire…). Devons-nous les retirer de la littérature et les imaginer totalement autrement? À mon avis, non. Ce qu’il nous faut éviter, ce sont les caricatures, les traits exagérés et les associations faciles et infinies. La protagoniste fille pourrait très bien aimer le rose et être une grande sportive. Le protagoniste garçon pourrait vivre près de ses émotions et ne pas être homosexuel pour autant. L’un n’empêche pas l’autre et c’est, je crois, ce qu’il nous faut garder en tête (et enseigner à nos enfants).

Ce qu’il faut saluer dans la littérature, ce sont ces auteurs qui osent nous présenter des personnages différents, mais qui ne sont pas totalement à l’opposé de ce qu’on connait (et je ne veux pas ici insinuer qu’il ne faut pas saluer ceux et celles qui offrent des personnages qui sortent de l’ordinaire!). Il est agréable de pouvoir se reconnaitre dans un personnage, mais aussi de réaliser qu’il a certainement des points qui ne nous ressemblent pas. Chaque humain est unique et c’est pareil dans la fiction!

Pour une fin des stéréotypes en littérature? Je dirais plutôt pour une diversité des personnages en littérature. Et je crois que nous sommes sur la bonne voie. Connaissez-vous des œuvres qui proposent ce genre de diversité?

4 Comments on “Pour une fin des stéréotypes en littérature?”

  1. Ha! Question très compliqué!!! Mes propositions de lecture seraient Divergence, Olga et la machin qui pue, Geranimo Stilton et bien d’autre. Mais il est vrait qu’on a baucoup a fair encore. Plusieurs garçons (a ma connaissance, seul des garçons l’on dit a ce momant la mais…) on déjà laisser entendre dans mon école, qu’ils pensaient plutôt que « les fille exagère les stéréotypes et en vois ou il y en a pas ». Ils disaient surmant sa pour attirer l’attention, mais juste en lisant cette phrase, on remarque bon nombre de stéréotypes!!! 😐 Mais se qui me frape le plus a l’école, autant chez les enseignants que les élèves, c’est là généralisation abusive. Ils (pas seulement les homme) se fie sur se qu’il voit EN GÉNÉRAL, mais jamais ils ne leurs viendraient à l’esprit que sa allait bien au dela de sela. Exemple, mon prof d’édu a remarqué depuis le début de sa carrière que les filles sont moin sportiveset tout simplement moin douées. Mais, quand on lui dit qu’il a un comportement sexiste, il dit que non, qu’il le sais par expérience. Mais il ne comprendra pas que, s’il sépare les fille et les garçons pour que ce soit « plus équitable », l’effet que sa auras seras simplement que les fille penseront qu’elles sont moin bonne, est les gars, qu’ils sont meilleurs. Et sa fait un cycle sans fin.
    Aussi, dèrnière remarque: il est souvent vrai que les professeurs plus anciens sont plus sexiste, mais pas toujours! Mon prof d’histoire est avec le plus d’ancienne, mais il est le plus féministe de mon école entière! Je ne l’ai eu que 4 cours, mais c’est déjà mon « préféré ».

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