La déesse des mouches à feu – L’adaptation au théâtre

J’avais adoré lire le roman de Geneviève Pettersen pour ses références à la biographie de Christiane F. et pour la description de l’adolescente un peu trash qui vit ses premières fois. Lorsque j’ai appris que ce roman serait adapté au théâtre, j’ai sauté sur l’occasion et suis allée voir la pièce. Oh que je n’ai pas regretté mon expérience!

Dès le début, on est venu me chercher. Onze adolescentes différentes et uniques en leur genre se présentent : leur nom, leur âge et une courte description d’elles-mêmes. Par la suite, d’une même voix, elles nous font comprendre qu’elles joueront tour à tour le rôle de Catherine, la protagoniste. Quelle idée originale! Personnellement, j’ai vu cela comme une façon de dire que la Catherine n’était pas une adolescente typique avec des caractéristiques bien précises. Ce peut être n’importe quel genre d’ado, peu importe l’âge, l’apparence et la personnalité.

Mes souvenirs du roman ne sont peut-être pas précis, mais j’ai eu l’impression que la pièce était plus portée sur la déchéance de Catherine que dans le roman où cela se passe un peu plus lentement. On voyait rapidement tout ce par quoi elle passait. On peut donc retirer de cette pièce les difficultés d’une adolescente et les risques des premières fois. Les dommages de la drogue sont aussi très bien représentés. Même si ce que vivaient les ados pouvaient sembler cool, certaines scènes très poignantes donnaient des frissons.

La pièce s’est terminée de manière aussi touchante que la façon dont elle a commencé. Les onze comédiennes ont joué une scène où chacune faisait sortir sa rage et ses craintes. J’ai vu cela comme une façon de nous faire comprendre que l’adolescence en soi, c’est une période où tout est signe de fin du monde. On vit nos premières peines d’amour, nos premières chicanes d’amitié, nos premiers doutes, notre éloignement de l’adulte. Toutes ces premières fois mélangées à tous ces changements font en sorte que tout semble être dramatique. Et c’est vrai! Certains-es vivront une adolescence très douce alors que d’autres passeront difficilement au travers. La pièce nous a bien illustré ce deuxième côté.

J’ai adoré la pièce du début à la fin. J’ai eu plus d’une boule au fond de la gorge tellement les comédiennes étaient dans leur rôle et savaient nous cracher au visage qui elles étaient et combien parfois cela pouvait faire mal. J’ai eu quelques malaises lorsqu’elles étaient en sous-vêtements, mais je crois que c’est mon œil d’enseignante qui a pris le dessus à ce moment. Je ne pouvais m’empêcher de me dire que si j’enseignais à l’une de ces ados, je serais embarrassée de voir une de mes élèves dans une scène aussi intime. Est-ce que cela a gâché mon expérience? Pas du tout. Est-ce que ce choix de la réalisation est à critiquer? Je ne crois pas. Mon amie, avec qui je suis allée voir la pièce et qui étudie  en cinéma, n’a au contraire pas été choquée de ces scènes puisqu’elle a su les regarder avec son œil d’artiste. Et vous, est-ce le genre de chose qui vous déstabiliserait?

Si vous avez vu la pièce, venez me rejoindre dans les commentaires. Je suis curieuse de savoir comment vous avez interprété le début et la fin de la pièce. Et si, au contraire, vous ne l’avez pas vue mais que l’occasion s’ouvre à vous, sautez dessus. Vous ne le regretterez pas.

 

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