Hare Krishna

François Gilbert, Leméac éditeur, Montréal, 2016, 195 pages.

Le père de Mikael vient de mourir. Ce dernier revient donc dans son village natal après avoir passé quelque temps à Montréal où il est devenu un dévot de Krishna. C’est avec le crâne rasé et une tenue de moine qu’il retrouve sa famille et ses amis qui ne le voient plus du tout du même œil.

Je n’avais aucune attente par rapport à ce roman dont je n’avais pas lu la quatrième de couverture. Je prends toujours plaisir à découvrir les publications jeunesse chez Leméac, donc je m’y lance les yeux fermés. Encore une fois, je ne fus pas déçue.

J’ai eu un peu de difficulté à saisir le début. Je ne comprenais pas trop d’où arrivait Mikael, le protagoniste, et pourquoi il adoptait ce style vestimentaire et cette façon de penser. Je n’avais fait aucune recherche sur Krishna avant ma lecture, donc j’étais un peu dans le néant. Par contre, le roman m’a permis d’en apprendre beaucoup. Les informations coulaient bien puisque Mikael lui-même tentait de faire comprendre à sa famille ce qui l’avait poussé à devenir un dévot de Krishna.

Tout au long de l’histoire, je me suis questionnée sur l’aspect moral de ce groupe duquel faisait partie le narrateur. Était-ce une secte? Les arguments de ses parents m’ont presque convaincue à plus d’une reprise, mais je n’ai jamais complètement adhéré à cette idée. Honnêtement, je suis encore dans le doute, et ce, malgré mes recherches. Je n’en connais pas assez sur le sujet pour me prononcer. J’aime bien le fait que le roman ne nous donne pas de réponse claire et qu’il nous laisse nous faire notre propre opinion sans dénigrer quelque part que ce soit.

Hare Krishna est un roman sur la spiritualité, oui, mais surtout sur la quête de soi. En devenant un dévot de Krishna, Mikael cherche à changer, mais le retour chez lui le ramènera assez vite à ses racines. C’est là que sa réelle quête commence : comment devenir un heureux mélange entre ce qu’il a toujours été et ce qu’il croit être bien d’être? C’est un roman jeunesse particulier, mais il plaira à ceux et celles qui aiment ce genre de réflexion.

Vous pouvez le commander et encourager les librairies indépendantes du Québec en cliquant ici.

« Vous regardez mon corps, vous voyez des blessures, vous pensez que j’ai mal. Vous regardez le corps de mon père, vous voyez son cadavre, vous imaginez que je souffre. Ainsi va la vie, dans le monde physique. Mais la vraie réalité, au contraire, est dans le monde spirituel. La spiritualité, contrairement au corps, est quelque chose qui ne change pas. » (Hare Krishna, p.73)

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