Emmurées

Alex Bell, éditions Milan, 2018, 326 pages.

Sophie passe ses vacances dans un vieux manoir qui était autrefois une école pour les filles. Dans ce lieu est arrivée une foule de phénomènes étranges, qui se sont transformés en « accidents ». Depuis que l’oncle James a acheté la maison, sa famille est elle aussi très étrange. En jouant au ouidja, Sophie fait revenir sa cousine Rebecca des ténèbres. Celle-ci la hantera pendant son séjour dans le manoir.

Le prologue commence sur un mystère. Cette partie qui se déroule dans l’école, qui est maintenant le vieux manoir de l’oncle James, nous donne déjà le ton de l’histoire et nous donne un indice sur ce qui hantera tout le roman : des poupées. N’y a-t-il rien de plus macabre que des vieilles poupées en porcelaine? Des petits membres blancs à moitié cassés qui ne peuvent presque pas bouger et qui te regardent avec de grands yeux… Personnellement, l’image que je me suis faite des Frozen Charlotte était assez effrayante. Certains ont peur des clowns, d’autres imaginent les poupées comme des êtres démoniaques.

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Source : Giphy

L’ensemble du roman est accrocheur. Les phénomènes étranges s’empilent, sans toutefois laisser supposer que c’est totalement exagéré. En plus, la majorité des personnages ne croient pas en ces phénomènes, donc Sophie se retrouve prise avec ses « hallucinations ».

Emmurées est un roman d’horreur comme je les aime : pas assez creepy pour m’empêcher de dormir, mais juste assez pour me faire ouvrir grand les yeux pendant ma lecture. Chaque chapitre se termine avec l’envie d’en savoir plus. C’est donc un livre duquel il devient difficile de décrocher.

Ce qui rend ce roman encore plus excitant à lire sont les descriptions. Sans prendre toute la place, elles nous permettent de bien imaginer le vieux manoir et ses marches qui craquent, les poupées démembrées, les personnages aux comportement étranges… C’est le genre de lecture qui nous permet de nous faire un film très clair. L’idéal dans un roman d’horreur!

« Lentement, je me dirigeai vers l’arbre calciné. Silhouette menaçante, l’arbre s’élevait dans les airs, noir et torve, projetant son ombre immense sur la pelouse. En me rapprochant, je pus mieux distinguer les ruines de la cabane. Un méli-mélo de planches noires pourries et de corde roussie encore nichées entre deux grosses branches. » (Emmurées, p.104)

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