Elsie

Catherine Francoeur, éditions de la Bagnole, 2019, 235 pages.

Quand Elsie déménage dans un nouveau quartier, elle n’a que sept ans. C’est avec Francine, sa voisine d’en face, qu’elle liera une amitié qui perdurera malgré les années, et ce même si Elsie n’a plus besoin de se faire garder. Lorsque Francine décède subitement, la jeune fille n’a qu’une envie : prendre contact avec elle pour lui faire ses adieux. Malheureusement, son expérience avec le jeu Ouija lui apporte plus de malheurs que de communication avec son amie Francine.

« Je n’avais toujours pas accepté sa mort parce que ça avait été trop soudain; j’avais encore trop de choses à lui raconter. Des choses qu’elle seule aurait pu entendre. Je savais qu’un jour elle me contacterait. » (Elsie, p.37)

Je dois bien l’admettre, la première raison pour laquelle j’ai voulu lire ce roman est par simple curiosité, étant donné que je suivais Catherine Francoeur sur YouTube il y a quelques années. Toutefois, j’ai aussi été interpelée par la quatrième de couverture sur laquelle on me proposait un roman sur le deuil et sur la communication avec les personnes décédées. Je n’avais donc aucune raison de ne pas l’essayer.

Bon, deuxième aveu. Bien que le sujet m’accrochait, je n’avais pas des attentes très élevées. On dirait que j’ai de la difficulté avec le concept de la YouTubeuse qui se fait éditer. Il y a probablement une bonne part de jalousie ici, mais aussi une part de moi qui se questionne sans cesse : la personne a-t-elle été éditée pour son talent ou parce que, vu sa popularité déjà présente, elle rapportera des sous?

Bref, je m’éloigne. Mon avis sincère, c’est que j’ai aimé ce roman et que je n’ai pas honte de le dire. La relation qu’entretenait la protagoniste avec sa voisine Francine était belle, et ce malgré l’âge qui les séparait. Toutefois, à l’extérieur de cette amitié, je trouvais que les relations d’Elsie manquaient de fond. Je pense notamment à sa rencontre avec Felix qui était, pour moi, trop précipitée. Cela a enlevé un peu de crédibilité à l’histoire qui, malgré son côté occulte, ne tombait pas trop dans le surréalisme cliché. J’ai d’ailleurs eu la chair de poule à quelques reprises!


Mon avis sur les tomes 2 et 3

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J’ai lu les deux tomes suivants un à la suite de l’autre. Cela faisait un petit bout que j’avais lu le premier tome, donc je ne me souvenais plus du dénouement. J’ai donc grandement apprécié que l’autrice fasse de petits rappels ici et là de ce qui s’était passé.

Du côté de l’histoire, j’ai bien apprécié le côté enquête présent dans le deuxième tome. Toutefois, les actions sont peu nombreuses dans celui-ci étant donné que la même histoire se poursuit dans le 3e tome. J’ai alors un peu moins embarqué que je ne l’avais fait dans le premier qui était une histoire complète. Quant à la finale de la trilogie, je l’ai trouvée un peu facile. J’ai eu l’impression que tout se concluait trop aisément, sans grands désagréments.

Ce qui m’a le plus agacée est l’écriture. Je ne sais pas si c’est parce que je n’avais pas remarqué dans le premier tome ou si c’est parce que c’était différent, mais j’ai constaté qu’il y avait beaucoup de répétitions, ce qui m’a déçue.

Bref, je crois que j’aurais préféré que l’histoire se résume à un seul livre, d’autant plus que celui-ci se termine sans laisser espérer une quelconque suite. C’est tout de même une bonne trilogie, mais sans plus.

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