De la poésie chez la Courte échelle

J’ai récemment découvert deux recueils de poèmes publiés chez la maison d’éditions pour la jeunesse, la Courte échelle. Classés 9 ans et 11 ans et plus, ces deux recueils se glissent bien dans une bibliothèque de classe pour les moments de lecture un peu plus courts. Ils sont accessibles, mais surtout abordent des thématiques qui peuvent mener à la discussion. Bibliomaniaques enseignants.es du secondaire, ne vous laissez pas rebuter par l’âge conseillé. Je les vois très bien au secondaire aussi!

9782897742331_largePerruche, par Virginie Beauregard D.

Dans ce recueil pour les 9 ans et plus, l’autrice fait parler un jeune garçon qui a vu sa perruche quitter son domicile. Ce que j’ai apprécié de ces poèmes – ou plutôt de cette prémisse – c’est qu’il ne s’agit, à mon avis, que d’un prétexte pour aborder une thématique qui semble secondaire, mais qui a pour moi pris toute la place : les chicanes de parents. Bien que notre narrateur traite davantage de la perte de son animal cher, on constate au fond que tout son mal part de la relation houleuse entre ses parents. L’ouvrage nous propose donc de belles images pour discuter de la solitude et de la liberté.

« les orages électriques entre mon père

                                                                                                                                      et ma mère

m’apprennent qu’il est risqué

de se parler »

(Perruche, p.18)

9782897742737Peigner le feu, par Jean-Christophe Réhel

Dans ce recueil, on suit l’entrée au secondaire d’un personnage qui doit affronter ce monde qu’il considère comme une grosse forêt, une forêt où les sentiers sont mal déblayés, où chacun fait son petit bout de chemin sans se soucier des autres. Ce que j’ai particulièrement trouvé intéressant dans ce recueil, en plus de la thématique, est l’utilisation des répétitions. L’auteur utilise cette figure de style à bon escient, de manière à nous faire comprendre ce qui obsède son jeune narrateur qui, comme celui du recueil Perruche, fait face à la solitude, cette fois dans un monde beaucoup trop vaste pour lui. Un beau prétexte pour discuter de l’entrée au secondaire, de l’angoisse face aux changements, de l’anxiété dans cette période d’adolescence où on ne contrôle rien.

« Deux problèmes :

  1. Les corridors de l’école ont des chemins tristes
  2. Je suis visible »

(Peigner le feu, p.44)

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