La théorie de l’amour et du bilinguisme

Isabelle Grenier, éditions Hurtubise, 2019, 330 pages.

Alicia, passionnée par la psychologie, se lance dans un nouveau défi : celui de passer sa dernière année du secondaire à Vancouver, dans une famille qu’elle ne connait pas afin de parfaire son anglais. Bien que tout semble vouloir commencer sur une bonne lignée, l’adolescente se rendra bien vite compte qu’être seule n’est pas toujours évident! Pourtant, son côté « analyste » lui permettra de tisser des liens insoupçonnés qui dureront plus qu’une année scolaire.

Après le pavé que j’ai lu à la fin du mois, cette lecture m’a vraiment fait du bien! Une histoire assez légère, plus comique que dramatique. Bien entendu, Alicia passe par certains drames, dont la solitude, mais elle le fait toujours avec beaucoup de résilience. J’ai d’ailleurs bien apprécié ses réflexions humoristiques. Le style de l’autrice, à ces moments, me rappelait celui de Simon Boulerice. Un énorme plus!

« Elle m’a tendu un paquet emballé avec du papier de soie violet ultra-délicat orné de fines paillettes. C’était mignon, mais absolument pas pratique à trimballer. Ça paraissait que mes parents ne voyageaient jamais. Un jour, ma mère m’avait offert un gros bouquet de fleurs fraîches dans une gare, alors que je m’en allais faire deux heures de train pour participer à la finale d’un concours de dictée. L’eau des fleurs avait dégouliné entre mes jambes et l’agente du train m’avait dit, sur le ton de la confidence, « que ça lui était déjà arrivé »… Je n’ai jamais su si elle sous-entendait qu’elle avait déjà reçu un cadeau poche de la part de sa mère ou bien qu’elle aussi s’était déjà fait pisser dessus par des fleurs. » (La théorie de l’amour et du bilinguisme, p.11)

La narratrice, qui est aussi la protagoniste, fait un réel voyage au cœur d’elle-même. Autant on constate qu’elle est réellement passionnée par la psychologie que cet intérêt finit par lui nuire. Toutefois, sa personnalité analyste et son ouverture lui permettront de tisser des liens avec des personnes très différentes les unes des autres. Bien qu’elle ne soit pas si loin de chez elle (Montréal – Vancouver), on constate rapidement qu’il est facile de se sentir dépaysé quand on est loin des siens!

Le roman jeunesse d’Isabelle Grenier est simple, ce qui rend sa lecture agréable, sans cassage de tête. Une belle lecture qui permet de retrouver les questionnements typiques des adolescents.es qui vivent leurs premières fois.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s