Bérénice ou la fois où j’ai presque fait la grève de tout!

Catherine Trudeau (autrice) et Cyril Doisneau (illustrateur), les éditions de la Bagnole, 2019, 138 pages.

Bérénice… tu parles d’un prénom! Alors qu’elle est tannée de porter ce sobriquet ridicule, la jeune fille envoie une mise en demeure à ses parents pour qu’ils changent son prénom, autrement elle menace de faire la grève de tout. Or, sa « mère à lunettes » ne se laissera pas faire et lancera Bérénice dans une enquête pour découvrir d’où lui vient cette idée.

Vous comprendrez rapidement que l’humour, voire le ridicule, prend une place très importante dans ce roman graphique. Bérénice a le don de tout dramatiser et de rendre chacune des situations très cocasses! Tout au long de ma lecture, j’avais l’impression de « lire » une caricature. J’ai beaucoup aimé! La plume ultra imagée rend la lecture fort agréable.

« Commençons par le commencement. Je dois trouver ce roman qui a changé la vie de ma mère. Au lieu d’aller me faire cabosser la tronche par le ballon-poire sur l’heure du dîner par Coralie la reine de la cogne, je me rends à la bibli de l’école. C’est mieux pour ma santé cérébrale. » (Bérénice ou la fois où j’ai presque fait la grève de tout, p.43)

Outre le côté humoristique omniprésent, le roman nous fait découvrir l’artiste Réjean Ducharme ainsi que ses jeux de mots loufoques. On reconnait tout de suite le style de l’auteur dans la narration de Bérénice! Une excellente façon de faire connaitre cette grande figure québécoise à nos jeunes lecteurs et lectrices! Quelques pages descriptives sont même présentes à la fin de l’ouvrage, nous permettant ainsi de mieux comprendre cette figure particulière.

La force de ce roman graphique réside à mon avis dans la plume colorée, le vocabulaire rythmé et poétique. Tout est rédigé de manière à ce qu’on entende la voix de Bérénice, à ce qu’on imagine sa « chambre pas de plancher ». L’autrice a joué avec les sonorités en utilisant la rime, en modifiant des expressions traditionnelles. Un méga plus pour travailler les figures de style et la poésie!

« Alimentaire, mon cher Weston! » (Bérénice ou la fois où j’ai presque fait la grève de tout, p.85)

Je vous propose donc de jeter un coup d’oeil à la fiche pédagogique que j’ai créée pour exploiter cette oeuvre unique avec vos élèves de 1re secondaire. 

 

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