Le sommeil des loutres

Marie-Christine Chartier, éditions Hurtubise, 2020, 195 pages.

Jake Surray, le jeune comédien québécois, sort tout juste d’un centre de désintoxication où il a essayé de se débarrasser de sa dépendance à l’oxy, mais aussi de faire le deuil de son frère. De son côté, Émilie revient d’un voyage humanitaire où elle a tenté d’oublier son ex qui l’a laissée avant son voyage et son père qui a quitté le nid familial pour butiner dans un nid plus jeune. Travaillant tous les deux à la pizzéria du coin, les jeunes adultes se rapprocheront à pas de tortue.

« J’aime ça, qu’elle ne connaisse rien à la photo. J’aime l’idée de lui apprendre des choses, tout comme j’ai beaucoup à apprendre d’elle. C’est la beauté de provenir de deux mondes complètement différents. » (Le sommeil des loutres, p.117)

Après être tombée sous le charme des deux romans précédents de l’autrice (L’allégorie des truites arc-en-ciel et Tout comme les tortues), j’avais très hâte de retrouver la plume jeune et attachante de Marie-Christine Chartier. Dans ce roman, encore une fois, elle nous présente une image de l’amour et de l’amitié de manière très douce avec l’allusion au sommeil des loutres. Ce moment où l’on comprend la signification du titre est mon préféré du roman!

Je dois admettre par contre ne pas avoir été aussi charmée par ce roman que par les deux autres. J’en suis restée avec plusieurs « je ne sais pas ». Pas que je n’ai pas compris le roman, mais plutôt que je ne sais pas comment je l’ai trouvé. Il a manqué pour moi le WOW. Cependant, les avis que j’en ai lu sur Goodreads sont pas mal unanimes et abondent vers une appréciation très positive. Ce n’est pas que je ne suis pas d’accord, mais plus que je suis presque indifférente. C’était bon. Très bon, mais sans plus.

Cela dit, je ne peux pas critiquer la douceur émanant des propos de l’autrice, la simplicité de ses personnages – auxquels je n’ai pas particulièrement accroché cette fois. Particulièrement pour celui de Jake. C’est drôle, puisque j’ai été agacée par le fait que son passé soit si mystérieux, qu’on n’en sache pas plus sur sa déchéance, sur sa carrière d’artiste, mais en même temps, je comprends qu’on veuille plutôt s’attarder à son présent. Toute ma lecture a été ainsi : des détails m’ont agacée, mais en même temps, je trouve les choix faits plutôt logiques.

Bref, « je ne sais pas » est vraiment ma façon d’exprimer mon appréciation face à ce roman que, oui, j’ai aimé, mais je ne sais pas… Étrange, non? Avez-vous déjà ressenti ça?

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