La balade de Jo et Alicia

Christine Bertrand, éditions Leméac, 2020, 86 pages.

À l’âge de 16 ans, Jo quitte la maison, poussé par un ultimatum lancé par ses parents. Il parvient à trouver un stage dans une résidence pour personnes âgées en perte d’autonomie où il rencontre Alicia, une ainée avec laquelle il tissera un fort lien d’amitié.

Bon… Par où commencer? Tout d’abord, très honnêtement, je n’ai pas aimé ce roman. C’est principalement à cause du personnage de Jo que je n’ai pas apprécié et que j’ai trouvé plein d’incohérences. Peut-être est-ce parce que le roman est très court et qu’il ne permet pas de descriptions, je n’ai pas eu la possibilité de m’attacher au personnage. Au contraire, il m’a un peu écœurée. J’irais même jusqu’à dire qu’il m’a tapé sur les nerfs. Sa façon de s’exprimer, de s’adresser à Alicia, de l’appeler « milady », « ma belle ». J’ai aussi eu du mal à croire en ce protagoniste. Alors qu’il s’exprimait parfois à coups de « tabarnak », d’autres passages étaient plus recherchés, ce qui me semblait incohérent dans le personnage.

« Avec le soleil mur à mur qui manquerait pas de pétiller sur le fleuve, à Tadoussac, y faudrait être ben malchanceux pour manquer le spectacle d’un rorqual en goguette ou d’un beau baleineau flambant neuf en faisant des cabrioles autour de sa mère. » (La balade de Jo et Alicia, p.43)

La relation qu’il a rapidement bâtie avec Alicia m’a aussi paru très curieuse, à la limite malsaine.

« Surtout, comment j’allais pouvoir vivre sans Alicia? Qu’est-ce que je ferais sans avoir à m’occuper d’Alice? Sans la douceur de sa vieille peau? Sans notre divine connexion, quand nos coudes se touchaient? » (La balade de Jo et Alicia, p.58)

L’ensemble du roman m’a paru maladroit. La relation entre les personnages, la description de Jo qui me semblait incohérente, le manque d’informations… À la fin de ma lecture, j’avais l’impression qu’il me manquait beaucoup de clés pour apprécier ma lecture. Je comprends qu’on ait voulu se concentrer sur la relation entre un jeune et une ainée, mais en 86 pages, dans un contexte où Jo est, en plus, un jeune mis dehors de chez lui, soudainement accepté pour travailler auprès des personnes âgées… Je n’y ai pas cru. L’idée de départ était bonne, mais son exploitation n’est, à mon avis, pas réussie.

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