Carnet d’autre part : un coffret alliant la lecture et les sens

Alors que j’avais commandé un premier coffret de la petite compagnie Carnet d’autre part, j’ai mis ma lecture de côté pour un petit moment. Cela dit, pendant les fêtes, j’ai décidé de m’y plonger. Quoi de mieux que plusieurs moments pour lire confortablement installée pour se plonger dans une expérience sensorielle? Je vous explique le principe et vous donne mon appréciation du coffret (et du roman, tant qu’à y être!) dans cet article.

Les coffrets Carnet d’autre part, c’est quoi?

Des coffrets lecture, il en existe. Cependant, celui-ci est le premier dans ce genre que je découvre. Sa particularité? Au fil du roman offert dans la boite, la créatrice nous propose des arrêts liés à une expérience sensorielle ou intellectuelle. Dans le coffret sont donc glissées des choses à sentir, à gouter, à toucher ou à regarder qui sont en lien avec un passage précis du roman. Le petit plus? Ce sont tous des produits de petits commerçants nationaux ou internationaux. De quoi encourager les petits artisans!

Et puis, ça vaut la peine?

J’ai adoré l’expérience! J’étais toujours très curieuse de découvrir le prochain arrêt sensoriel, de me plonger dans ma lecture. Certes, il ne s’agit pas d’une boite gourmande ou d’une boite cocooning. Les échantillons sont donc plutôt petits, mais le but n’est pas de s’attarder à ça, mais d’en avoir juste assez pour se plonger dans l’univers du livre.

Et le roman, lui?

Le roman que contenait ma boite était J’ai un nom, par Chanel Miller. Avant de poursuivre votre lecture, je préfère vous avertir qu’il aborde un sujet délicat, soit celui du viol.

J’ai été frappée par cette lecture criante de vérité. Basé sur l’expérience traumatisante de l’autrice, le roman met en lumière l’inadéquation du système de justice pour les victimes, particulièrement les victimes de viol. Combien de phrases j’ai surlignées au cours de ma lecture! On n’en ressort pas indemne. C’est frustrant, mais tout de même empreint d’un certain espoir de changement. Que ce soit ou non par le biais du coffret, je vous suggère sans hésiter cette lecture!

« Il n’est pas raisonnable d’exiger des victimes qu’elles mettent de côté leur vie pour consacrer du temps à une chose qu’elles ont subie contre leur gré. La question n’est pas le manque d’efforts des victimes. La question est l’incapacité de la société à mettre en place un système qui leur donne une chance d’obtenir justice, sécurité et réparation plutôt que d’endurer un nouveau traumatisme, une humiliation publique, une torture psychique et des agressions verbales. »

J’ai un nom, p.379

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