Anna Caritas

Patrick Isabelle, éditions Les Malins, Montréal, 2018, 326 pages.

William Walker et ses amis du collège Anna Caritas se retrouvent lors d’une soirée bien arrosée. Celle-ci se termine par un appel aux esprits grâce au célèbre jeu Ouidja. Bien que les personnages soient sceptiques, cette rencontre avec l’au-delà leur amènera bien des problèmes…

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Source : Giphy

J’ai toujours eu un intérêt pour les esprits et l’entre-mondes. Ce roman rejoignait donc directement mes intérêts. J’avais d’autant plus très hâte de découvrir Patrick Isabelle dans un autre style. Eh bien, je suis conquise.

« Un long frémissement qui a parcouru ma colonne vertébrale. J’avais beau me dire que c’était de la frime, que c’était eux qui contrôlaient le jeu, que tout cela était ridicule, un mauvais pressentiment s’est installé au creux de mon ventre. Un moment de terreur. Cette chose me répond, ai-je pensé. Ça lit dans ma tête. J’ai eu froid, tout d’un coup. » (Anna Caritas tome 1, p.61)

Ancrée dans la réalité, l’histoire m’a donné la chair de poule, sans toutefois m’avoir empêchée de dormir (ouf!). Les phénomènes paranormaux auxquels font face nos personnages ne sont pas exagérés, ce qui rend l’histoire encore plus intéressante. Si, comme moi, vous croyez d’une quelconque façon aux esprits, cette histoire saura sans doute vous plaire.

En plus de ces phénomènes qui nous gardent en haleine, il y a le retour d’un personnage fort mystérieux au collège, Marianne Roberts, qui nous est dévoilé bribe par bribe. Sans vouloir l’accuser de quoi que ce soit, on sait dès le début qu’elle aura un rôle important à jouer dans toute cette quête. Un personnage secondaire intéressant à analyser si vous travaillez ce livre avec vos élèves!

Bref, Patrick Isabelle offre ici des frissons aux lecteurs adolescents, mais aussi aux lecteurs adultes dans ce premier tome complètement réussi!


Le tome 2 

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Dans ce deuxième tome, nous retrouvons la clique de William Waker à la fin des vacances d’été. Bien que chaque personnage ait passé les vacances de son côté, dès leur retour en classe – et dès leurs retrouvailles – on sait que les mystères n’ont pas fini de les chasser. Une nouvelle série de disparitions, de décès étranges et de sensations incompréhensibles envahissent nos personnages.

« Que tu ressens des choses que le monde normal est même pas capable de percevoir. Genre, si tu entres dans une maison hantée, tu le sais tout de suite. Pire, tu réveilles les fantômes. Les planches, c’est fucking dangereux… mais toi, t’en as même pas besoin. T’es capable d’invoquer naturellement. C’est crissement impressionnant. » (Anna Caritas, tome 2, p.228-229)

Alors que nous étions beaucoup dans le paranormal et les esprits dans le premier tome, celui-ci nous engage dans une voie menant un peu plus vers le récit policier. Bien que les personnage de Marianne Roberts, entre autres, soit encore très près des phénomènes paranormaux, l’histoire s’enligne davantage vers l’enquête policière traditionnelle où le surnaturel laisse place au réalisme. Toujours aussi intrigant et bien ficelé, le roman ne m’a pas déçue. C’est une lecture encore une fois très accrocheuse! Le collège d’Anna Caritas n’a pas fini de nous surprendre!

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