Turbulences du cœur

Nathalie Roy, éditions Libre Expression, 2018, 337 pages.

Le quotidien de Louis-Philippe Rousseau, 39 ans, ne s’essouffle jamais. Sa profession d’avocat le garde souvent tard au bureau, et les gins qu’il enchaine lui rapportent bien souvent des nuits torrides. L’argent coule à flots, de même que les femmes, mais on ne peut pas en dire autant de l’amour qui le fuit – et qu’il semble fuir aussi.

Le narrateur et protagoniste Louis-Philippe a tous les traits du macho typique : entrainement démesuré, attirance purement sexuelle pour les femmes, attrait particulier pour les physiques attirants, besoin de plaire avant tout, très penché sur l’argent… Bref, ce n’est pas mon genre d’homme. Toutefois, au fil du roman, on découvre la sensibilité du personnage, mais surtout son innocence en amour. À l’extérieur du travail, Louis-Philippe semble craindre l’engagement, et ce sont ses questionnements face à ses propres sentiments qui le rendent attachant.

Lire ce roman, c’est comme choisir une bonne comédie romantique sur Netflix. On sait qu’on tombera sous le charme d’un personnage et que, le temps de plonger dans l’histoire, tout est possible. C’est le genre de livre dans lequel on se plonge sans attente, mais surtout sans crainte, car on sait que c’est une lecture qui va faire du bien, point. Le quotidien de Louis-Philippe n’a rien d’extravagant, mais le suivre dans ses quêtes amoureuses rend le tout parfois cocasse, parfois sentimental. Bien que certaines de ses aventures (amoureuses ou non), m’ont paru moins utiles, le récit se tient bien.

J’ai envie de conclure cet article en divaguant un peu. Ce roman, que plusieurs vont décrire comme étant de la chicklit, ne mérite pas moins d’attention qu’un grand roman qui a raflé tous les prix. Pour moi, la lecture sert à rendre heureux.se, sans se poser de question. Si lire une comédie romantique vous fait du bien, je vous invite impétueusement à vous le procurer juste ici, tout en encourageant les librairies indépendantes du Québec. Pour les autres, qui cherchent une inspiration autre que la romance, je vous souhaite de trouver la Cendrillon qui saura remplir votre chaussure. Chaque lecteur.trice a son livre et chaque livre a son lecteur ou sa lectrice (souvent même, les deux!). Bonne lecture!

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